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​La contribution des sociétés de capital investissement à l’économie nationale mise en lumière




Publication de la première édition de l’étude d’impact de l’AMIC

​La contribution des sociétés de  capital investissement à l’économie nationale mise en lumière
Plus de la moitié des sociétés de gestion, soit 53%, ont mené une politique ESG formalisée en 2019 qui définit leurs engagements en matière sociale et environnementale. C’est ce que révèle l’enquête réalisée par l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC).
Réalisée en collaboration avec le Cabinet Grant Thornton, l’étude montre que plus d’un tiers d’entre elles ont réalisé des due diligences ou audits ESG en phase d’acquisition et/ou de cession, a relevé l’AMIC à l’occasion de la publication de la première édition de son «Rapport d’impact du capital investissement au Maroc»-exercice 2019.
Comme le souligne l’Association, « cette étude renseigne, chiffre et qualifie l’engagement du capital investissement marocain en faveur des enjeux environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) dans les sociétés de capital investissement et dans les entreprises qu’elles accompagnent et la contribution fiscale de l’industrie du capital investissement en faveur de l’économie nationale ». 
Il est à préciser que 20 sociétés de gestion, représentant 80% des membres actifs de cette Association et un poids significatif au travers des 5 milliards de dirhams d’actifs qu’elles gèrent, ont pris part à la première édition dudit rapport.
L’enquête de l’AMIC, qui regroupe la majorité des structures de capital investissement (capital risque, capital développement, capital transmission/LBO, capital retournement) installées au Maroc, montre également que le nombre de femmes dans les équipes-métier de ces sociétés de gestion s’élève à 30%, les comités d’investissement et les conseils d’administration comptant respectivement 15% et 19% de femmes.
Elle révèle en outre qu’en 2019 « la croissance du chiffre d’affaires des entreprises investies s’est élevée à 12,3% pour l’ensemble des secteurs investis (27% pour les services) alors que le PIB croissait de 2,2% ».
Il ressort par ailleurs des résultats de l’étude de l’AMIC, qu’au cours de l’année écoulée, « 47% des entreprises investies par les fonds sont exportatrices et, entre 2018 et 2019, leurs exportations ont augmenté de 2% », a indiqué l’association lors d’une visioconférence organisée récemment précisant qu’à ce jour, ce sont plus de 11.000 emplois qui ont été créés dans 123 entreprises. 
Autre enseignement de l’enquête : les entreprises investies affichent une amélioration significative des indicateurs RSE (mise en œuvre de plans annuels de formation, de chartes d’éthique et de valeurs, gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ou encore actions environnementales et sociétales) entre la prise de participation et la cession ou à fin 2019 pour les entreprises encore investies, note l’Association.
« L’impact des fonds est encore plus remarquable en matière de gouvernance », poursuit l’AMIC notant que celle-ci « s’impose de façon drastique dans les mois qui suivent la prise de participation  avec près de 100% des sociétés investies mettant en place des outils de communication et de transparence financière ».
Dans un communiqué, l’association annonce que plus de 50% des entreprises accompagnées par des fonds ont répondu à l’enquête ESG. Ce qui correspond à un total de 123 entreprises employant près de 41.000 personnes et générant près de 31 milliards de dirhams de chiffre d’affaires.
Selon la même source, « les taux de croissance annuels moyens (TCAM) du chiffre d’affaires et des effectifs dans ces entreprises à fin 2019 sont respectivement de 15,1 % et 15 % ». Ce qui, à l’entendre, confirme l’impact positif du capital investissement en matière de création de valeur et d’emplois.
Enfin, l’AMIC constate que la progression du chiffre d’affaires entre l’entrée et la sortie des fonds (ou 2019 pour les entreprises encore en portefeuille) a un impact indéniable sur l’évolution des recettes de l’Etat. Et de relever : entre 2000 et 2019, la contribution fiscale des 123 entreprises qui ont participé à l’enquête a augmenté de plus de 2,5 milliards de dirhams pour une durée moyenne de détention de 6 ans.
 

Alain Bouithy
Vendredi 19 Juin 2020

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