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​L'heure est plus que jamais à l'incitation de l’investissement





La nouvelle Charte de l'investissement permettra de dessiner "un cadre plus précis et plus incitatif pour encourager l'investissement", a affirmé l'économiste et expert en finances, Mehdi El Fakir. Alors que l'année 2021 résonnera mécaniquement avec croissance après une récession de 7% en 2020, l'heure est plus que jamais à la "simplification" et à "l'incitation", a souligné M. El Fakir lors d'un webinaire organisé, récemment, par la Chambre de commerce britannique au Maroc (BritCham) sous le thème "Loi de Finances, charte de l'investissement... face à la crise". Parallèlement, il a relevé que la nouvelle Charte de l'investissement doit permettre plus de visibilité pour les investisseurs et une politique fiscale "plus harmonisée", "plus équitable et plus stable", insistant sur le fait que cette Charte ne pourra à elle seule permettre une relance économique globale, rapporte la MAP. Même son de cloche pour Nabil Adel, directeur du Groupe de recherche en géopolitique et géoéconomie d’ESCA, qui a indiqué que cette Charte d'investissement ne créera pas de "révolution", mais elle permettra de mieux orienter les investissements dans les prochaines années. Pour ce qui est de la loi de finances 2021, les deux économistes ont regretté le manque d'innovation fiscale. Si certaines mesures ont été jugées "intéressantes" dont l'exonération de l'impôt sur le revenu (IR) pendant 36 mois pour les jeunes recrues ayant un contrat à durée indéterminée (CDI), leurs impacts resteront "limités". En outre, M. Adel a exposé les marges budgétaires réduites de l'Etat. Il a, dans ce sens, estimé que le temps de la relance de l'économie par la dépense et la dette doit s'arrêter. Si le plan de relance entame bientôt sa deuxième partie – après les crédits octroyés aux entreprises - avec le Fonds Mohammed VI pour l'investissement, il faudra "être stratège dans les recapitalisations d'entreprises", a, pour sa part, fait valoir M. El Fakir. Les deux économistes ont également passé en revue les mécanismes de protectionnisme dont la politique de substitution et celle de la préférence nationale. A cet égard, M. Adel a souligné que les entreprises marocaines n'ont d'autre choix que d'innover et d'être "plus compétitives", tandis que M. El Fakir a appelé à la "bonne applicabilité" de la préférence nationale et régionale. En plus de la nouvelle Charte de l'investissement, ces deux mesures peuvent, selon lui, "accompagner la relance durant les trois prochaines années".

Libé
Mardi 6 Avril 2021

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