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​Boko Haram refuse de s'avouer vaincu et s’adonne à de nouvelles violences

Un attentat-suicide a fait 13 morts à Maiduguri




​Boko Haram refuse de s'avouer vaincu et s’adonne à de nouvelles violences
Des hommes se revendiquant de "l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest" - nouveau nom du groupe armé nigérian Boko Haram - réfutent avoir subi des défaites contre la coalition internationale qui les combat dans une nouvelle vidéo diffusée mardi, au moment où un attentat-suicide a fait 13 morts à Maiduguri, leur ancien fief dans le nord-est du Nigeria.
Dans la vidéo de 10 minutes publiée sur Youtube, sur laquelle n'apparaît pas le chef de Boko Haram Abubakar Shekau, un homme non identifié au visage recouvert d'un chèche désigne le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, qui ont lancé en février une opération militaire conjointe contre les islamistes dans le nord-est du Nigeria, de "coalition de partenaires de mensonges". 
Il est possible que le serment d'allégeance à l'EI ait provoqué de nouvelles divisions au sein de Boko Haram, un groupe souvent décrit comme très fractionné, et que son chef Shekau, s'il est encore vivant, ait en partie perdu le leadership. Mais on dispose de très peu d'informations sur les luttes internes de Boko Haram et sur la structure actuelle du groupe. 
Le nouveau président du Nigeria Muhammadu Buhari, qui a promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité, a rencontré dans la journée les chefs des forces de sécurité à Abuja. L'ancien général avait annoncé après son investiture vendredi sa décision de déplacer d'Abuja à Maiduguri le centre de commandement des opérations militaires contre les insurgés. Depuis l'investiture vendredi de M. Buhari, Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, a été la cible de plusieurs attaques, dont deux attentats-suicide. Un kamikaze s'est fait exploser mardi dans un marché aux bestiaux de la ville, tuant treize personnes et en blessant 24 autres, selon le porte-parole de la Croix rouge nigériane, Umar Sadiq.
"Nous essayons de séparer les restes humains des carcasses de bétail éparpillées partout (...) Le kamikaze a choisi l'endroit le plus fréquenté du marché pour déclencher ses explosifs", a déclaré à l'AFP Shettima Bulama, un milicien chargé de combattre les islamistes.
Maiduguri, fief historique de Boko Haram - le mouvement y est né en 2002 -, avait déjà été visée par des tirs de roquettes dans la nuit de lundi à mardi, ainsi que samedi où un kamikaze s'était aussi fait exploser dans une mosquée, tuant 26 fidèles et en blessant 28 autres. 
La multiplication des frappes de Boko Haram en quelques jours depuis l'investiture du président Buhari apparaît comme un test pour le nouveau chef de l'Etat, alors que son prédécesseur Goodluck Jonathan avait été très critiqué pour son inaction face aux insurgés islamistes.

Jeudi 4 Juin 2015

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