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​Amina Laraki Slaoui reçoit le prix Takreem «Philantropie et actes sociaux»

Le couronnement d’un parcours qui force l’admiration




​Amina Laraki Slaoui reçoit le prix Takreem «Philantropie et actes sociaux»
Le prix Takreem fête les performances et les contributions intellectuelles d’hommes et de femmes arabes dans diverses catégories. Une élite au sein de laquelle Amina Laraki Slaoui, présidente de l’Association marocaine des handicapés (AMH), a réussi à se faire aisément une place. Ce qui lui a valu le prix Takreem de cette 4ème édition dans la catégorie "Philanthropie et actes sociaux". Une belle récompense pour une grande battante qui lutte, depuis des années, pour l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap. Un parcours qui force l’admiration. 
Devenue, elle-même, paraplégique et handicapée moteur à vie suite à un banal accident de vélo survenu en 1992, elle a décidé de s’investir corps et âme dans la cause des handicapés. Pour ce, rien de tel que d’intégrer l’Association marocaine des handicapés (AMH). Dans la foulée, l’ONG organise le Marathon de l’espoir en 1993. Un convoi de solidarité qui avait sillonné 18 villes du Royaume et rapporté 7,9 millions de dirhams. 
Mais toutes ces initiatives demeurent en deçà de ses ambitions, il est temps de passer à la vitesse supérieure. C’est ainsi que l’AMH, dont elle est devenue entre temps la vice-présidente, décide de financer la construction d’un centre de rééducation pour les handicapés. Pour ce, 20 millions de DH ont été récoltés à travers l’organisation d’un autre marathon. Ainsi le centre Noor voit le jour en 2001 dans la banlieue de Casablanca. Le  seul centre de rééducation pour handicapés au Maroc. Il peut prendre en charge, via l'AMH, jusqu'à 90% des frais médicaux des personnes qui ne disposent pas de couverture sociale. 
Actuellement, Amina Laraki Slaoui travaille à favoriser l'inclusion sociale de ses 5.000 adhérents à travers des projets d'entrepreneuriat social. Un travail où elle s’investit entièrement car elle ressent plus que tout autre les difficultés quotidiennes des handicapés : «Les Marocains vivent très mal leur handicap. Parce qu’ils ne sont pas insérés, parce qu’ils ne vont pas à l’école, parce qu’ils n’ont pas d’emploi, pas de logement et pas de moyens de transport adaptés. En attendant, c’est la famille qui supporte un handicap chaque jour plus lourd à porter. Ajoutons à cela le regard des autres, tout simplement insupportable. En 20 ans, cela a un peu changé, mais les handicapés ne sont pas toujours traités comme des citoyens à part entière», ne cesse-t-elle de déplorer.
Par ailleurs et concernant les Prix décernés par Takreem, ils concernent dix catégories: le jeune entrepreneur, l’avancée scientifique et technologique, l’excellence dans le domaine de la culture, le développement durable et l’environnement, la femme arabe de l'année, l'innovation dans l'éducation, le Leadership d’entreprise, philanthropie et actes sociaux, l'apport international à la société arabe et le prix hommage, "Lifetime Achievement". Le jury de l'édition 2014 compte des personnalités comme Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan ou encore André Azoulay, conseiller du Souverain.  

Nezha Mounir
Jeudi 13 Novembre 2014

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