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Visite annulée de représentants de l'ONU et de l'UE auprès des réfugiés de Darfour

Le camp de Zam Zam abrite plus de 100.000 personnes déplacées




Visite annulée de représentants de l'ONU et de l'UE auprès des réfugiés de Darfour
Une délégation de l'ONU et de l'UE n'a pu se rendre à un camp de réfugiés ayant fui les pires violences que connaît le Darfour (ouest) depuis une décennie, Khartoum invoquant l'"insécurité", a-t-on appris auprès de la délégation jeudi.
 Dirigée par le chef de la délégation de l'Union européenne à Khartoum, Tomas Ulicny, et le plus haut représentant de l'ONU au Soudan, Ali Al-Za'tari, la délégation a fait le déplacement au Darfour-Nord (ouest) mercredi pour évaluer la situation sur le terrain et rencontrer des responsables locaux dans le camp de Zam Zam où plus de 8.000 personnes ont récemment trouvé refuge fuyant des violences ayant atteint à la fin février des niveaux inédits depuis plusieurs années.
 Mais "les autorités de l'Etat ont vivement conseillé de ne pas visiter le camp de Zam Zam" pour des raisons de sécurité, a déclaré M. Ulicny à l'AFP.
 Damian Rance, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), a pour sa part expliqué que les autorités soudanaises avaient dit à la délégation qu'"elle ne pouvait pas se rendre à Zam Zam pour des raisons de sécurité".
 Le camp, à une douzaine de km au sud-ouest de El-Facher, capitale du Darfour-Nord, est le plus grand du Darfour. Avant l'arrivée des nouveaux réfugiés, il abritait déjà plus de 100.000 personnes déplacées par les 11 ans de conflits que connaît cette région de l'ouest du Soudan.
 A Zam Zam, au milieu du désert, les nouveaux déplacés se protègent comme ils peuvent du soleil dans des tentes de bric et de broc, construites avec des morceaux de tissu, a constaté un journaliste de l'AFP ayant visité le camp la semaine dernière.
 Ils disent avoir besoin de nourriture, d'abri et autres aides depuis qu'ils ont fui leurs villages.
Depuis la fin février, quelque 280.000 personnes supplémentaires ont été déplacées ou autrement affectées par les violences au Darfour, une région en proie aux conflits depuis 2003.
Les autorités soudanaises ont régulièrement évoqué l'insécurité pour empêcher les travailleurs humanitaires d'accéder aux populations dans le besoin au Darfour et d'autres régions du pays en proie aux conflits. 

AFP
Vendredi 11 Avril 2014

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