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Veolia se désengage de Rabat : Les élus expliquent le pourquoi de la rupture




Veolia se désengage de Rabat : Les élus expliquent le pourquoi de la rupture
Le divorce est consommé entre  la mairie de Rabat et Veolia Environnement Maroc (VEM), chargé du ramassage des ordures ménagères dans les communes de Hassan et Yacoub El Mansour. Ainsi le groupe français a-t-il décidé de se retirer de la gestion de la période transitoire précédant  son départ définitif.
«On a été surpris d’apprendre le vendredi 27 juillet, via une lettre signée par VEM, que cette société  ne veut plus assurer la gestion de la période transitoire malgré l’échange officiel de protocoles d’accord il y a deux semaines. Une démarche que le Conseil de la ville n’a pas vraiment appréciée et qu’il a assimilée à une rupture de contrat qui l’autorise à s’occuper lui-même de la gestion de ce service», nous a expliqué Madani Abdelmounim, vice-président de la commune de Rabat.
Selon lui, la gestion est conduite actuellement  par les équipes du Conseil de la ville qui assurent le contrôle, le suivi et l’encadrement du personnel de Veolia et la gestion du matériel.  «On a été contraints de réagir rapidement vu la situation préoccupante des ordures dans la ville. Et je crois qu’on a réussi à assumer notre responsabilité», nous a-t-il indiqué. 
Le vice-président de la commune de Rabat a révélé que cette rupture était attendue de la part de l’entreprise française vu ses derniers agissements. D’après lui, la société n’a pas manqué de donner des signes de sa volonté de se retirer définitivement de l’exploitation du secteur du ramassage des ordures ménagères au Maroc. «On s’est préparé à toute éventualité.  C’est pourquoi on a procédé à une série de mesures financières en parallèle avec les  négociations menées avec cette entreprise afin d’identifier une gestion optimale de cette période transitoire», a-t-il précisé.
Dans ce cadre, notre source nous a déclaré avoir demandé, dans une lettre adressée au wali de la ville, de désigner un ordonnateur des dépenses et la mise en place d’une régie chargée de gérer les fonds alloués à Veolia. 
A la question de savoir comment le Conseil de la ville compte gérer la collecte et le traitement des déchets ménagers durant la période précédant et suivant le départ de Veolia, il a souligné : «Nous sommes en train de préparer de nouveaux cahiers des charges qui seront soumis à l’évaluation du Conseil durant la session de juillet. On prévoit aussi de lancer un nouvel appel d’offres au début du mois de septembre pour choisir l’entreprise qui va remplacer Veolia». Chose que le maire de Rabat, Fathallah Oualalou,  a évoquée dans un entretien publié hier par notre confrère « Akhbar Al Yaoum » en rappelant que «l’un des points faibles de cet accord signé entre la société et le Conseil de la ville, c’est qu’il n’a pas obligé la société à renouveler ses méthodes et ses outils de travail. Ce qui profitera à la société délégataire en cas de résiliation de contrat ». Pour M. Oualalou, «cette crise est certainement la conséquence des failles qui existent dans le contrat liant l’ensemble des villes marocaines aux sociétés délégataires. Ce qui devrait nous inciter à réfléchir avec le ministère de tutelle pour créer de nouveaux outils de travail, afin de mieux maîtriser ladite gestion». Le maire de la capitale administrative du Royaume a également rappelé dans ce même ordre d’idée que « les problèmes de cette société avec les services locaux existent dans un certain nombre de villes. Et bien que les regards soient tournés vers la ville de Rabat, il faudrait souligner que cette société connaît des problèmes bien plus amples dans d’autres villes». M. Oualalou a également placé le départ de Veolia de Rabat dans son contexte en déclarant que « pour la  décision de retrait,  constatons au passage qu’elle se retire de la plupart des secteurs. Après le secteur du transport, elle se retire également de celui de l’assainissement».
Madani Abdelmounim nous a fait savoir, de son côté, que  le Conseil a mis en place un nouveau plan de redressement qui prévoit l’élaboration de nouveaux termes de référence selon lesquels il sera question d’identifier le mode de collecte approprié à chaque quartier, la spécification du matériel à utiliser, le mode de conteneurisation approprié à chaque secteur urbain et même les résultats attendus. 
L’intervenant a indiqué que ces nouveaux termes seront intégrés dans le nouveau cadre contractuel que le Conseil prévoit de négocier avec les sociétés délégataires. En effet, ce dernier renégociera chaque contrat avec les trois sociétés délégataires dans la perspective de trouver de nouvelles solutions pour la mise à niveau de leurs prestations. Ainsi, les contrats feront-ils l’objet de modifications à travers l’introduction de nouveaux avenants qui fixeront d’une manière plus précise les standards de conteneurisation, la fréquence des collectes ainsi que celle du balayage.

Hassan Bentaleb
Jeudi 2 Août 2012

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1.Posté par mounir le 02/08/2012 23:58 (depuis mobile)
Quoi de 9 a propos de veolia proprete berkane??

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