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Vaste campagne de solidarité avec Abdellah Bakkali

Poursuivi par l’Intérieur, le président du SNPM a comparu hier devant la justice




Suite à la convocation par le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, de Abdallah Bakkali, président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), directeur de publication du journal « Al Alam », vice-président du Syndicat des journalistes arabes et membre de la Chambre des représentants, plusieurs associations lui ont exprimé leur solidarité ainsi que leur soutien indéfectible.
Poursuivi pour diffamation par le ministère de l’Intérieur suite à un article publié dans Al Alam le 9 octobre 2015 et des déclarations qu’il a livrées au site web Alyaoum 24 à propos de la corruption électorale qui aurait entaché les dernières élections communales, régionales et celles de la Chambre des conseillers, Abdallah Bakkali a comparu hier devant la justice.
La Fédération internationale des journalistes a condamné « ce musellement de la presse au Maroc et demandé au gouvernement la levée de l’action en justice contre le journaliste », selon un communiqué de presse publié sur le site web de la FIJ.
Son président, Jim Boumelha, a également appelé le gouvernement à « lever les charges pesant sur notre confrère Abdallah Bakkali qui n’a fait que remplir sa mission de journaliste en dénonçant des faits de corruption électorale ». Et d’ajouter que ce dernier «peut compter sur notre soutien dans cette affaire qui relève davantage d’une tentative de musellement de la presse que d’une réelle volonté de rendre une justice équitable ».
Le SNPM a, lui aussi,  rendu récemment public un communiqué de presse dans lequel il a affirmé que le chef d’accusation retenu contre son président, à savoir la diffamation, n’est pas fondé. La même source a souligné que l’article de Abdellah Bakkali publié sur les colonnes d’Al Alam avait fait état de la passivité de l’administration territoriale à faire face à la corruption électorale sans pour autant citer de noms. Des organisations politiques et même des ministres et le chef du gouvernement, ont formulé des griefs allant dans le même sens, selon le SNPM.
Dans son communiqué, le syndicat de journalistes s’est dit médusé par le silence du ministre de la Justice et des Libertés envers les déclarations takfiristes d’un certain Abou Naim contre lui et d’autres institutions et personnalités, tout en affirmant que l’article 38 du Code de la presse doit être appliqué à ce pseudo-alem qui ne cesse d’apostasier et de prêcher la haine, ce qui constitue un crime au vu de la loi marocaine.
Il convient de rappeler que plusieurs sections du SNPM (Fès, Agadir, Laâyoune, Marrakech, Casablanca, Rabat, Tétouan…), ainsi que l’Association des œuvres sociales des journalistes de la presse écrite et l’Alliance des journalistes istiqlaliens, ont exprimé leur solidarité avec notre confrère.

T.M
Mercredi 2 Mars 2016

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