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Une vigilance à toute épreuve




16 mai 2003. Quatorze ans nous séparent des tristement attentats de Casablanca qui avaient mis fin à l’exception marocaine tant vantée jadis et sonné l’heure d’une mobilisation  qui ne s’est jamais relâchée depuis.
Flash back sur ce triste évènement qui avait signé la présence en territoire marocain de l’abjecte hydre intégriste : une série de cinq attentats furent perpétrés par une dizaine d'islamistes radicaux originaires du bidonville Thomas, faisant un total de 41 victimes et d'une centaine de blessés. Ils visaient des lieux soigneusement sélectionnés par les terroristes : un hôtel et un restaurant accueillant des clients étrangers, le bâtiment de l'Alliance israélite et le cimetière juif de la ville ainsi que le consulat de Belgique.
Le 17 mai 2004, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ (décédé en novembre 2007), avait indiqué dans un entretien au quotidien arabophone «Asharq Al Awsat», que les tribunaux marocains avaient inculpé 2.112 islamistes depuis les attentats du 16 mai 2003, et prononcé 903 condamnations définitives dont 17 peines de mort.
L’hydre s’était donc tapie à Casablanca, prête à commettre le plus abject et le plus vil des actes : celui de donner la mort à autrui sans raison aucune, ni justification  valable.
N’eussent été la vigilance à toute épreuve des forces de sécurité et la mobilisation de tous les Marocains, elle aurait pu frapper davantage et peut-être de plus en plus fort.
En 14 ans, le courage et la volonté de vivre ont permis de vaincre certes le signe indien, même s’ils ne pouvaient à eux seuls venir à bout de la lâcheté et la méchanceté de ceux qui commettent pareilles forfaitures ; qu’ils fassent partie des fous d’Allah ou de simples fous furieux. La mobilisation doit donc demeurer au même diapason qu’elle l’a été depuis lors pour faire échec à leurs tristes desseins.
Mais au-delà de la riposte marocaine, quelle qu’en ait été la nature, force est de constater que derrière la guerre déclarée au terrorisme à travers le monde, il y a "une guerre cachée, plus sale que la guerre elle-même, une guerre où le Bien ressemble au Mal qu'il prétend combattre, où l'inhumanité devient la règle et le crime la norme, où la terreur répond à la terreur", avait écrit notre confrère Aziz Khamliche dans un ouvrage qu’il avait consacré à cette problématique.
Les attentats terroristes ne se multiplient pas seulement parce que, comme on l'entend trop souvent, l'islamisme radical "se répand particulièrement facilement grâce à Internet", mais plutôt parce que, de la Palestine à l'Irak et de la Syrie à l'Afghanistan, la loi des deux poids deux mesures tient lieu de droit international à sens unique.
Le 16 mai nous a permis de découvrir que nous étions en péril d'aveuglement, comme disait Edwy Plenel, dans un texte fort et poignant, intitulé "La solitude du guetteur". Menacés que nous étions de ne pas avoir saisi le sens de ce qui est arrivé à ce monde qui avait émergé après la chute du Mur de Berlin et avec celle du World Trade Center.
Or, comprendre, c'est avoir la capacité d’agir sur notre environnement, d'échapper à la fatalité, de sortir de la passivité et de reprendre notre part de liberté.
A en juger par la qualité de la politique proactive et multiforme que le Maroc a déployée depuis lors, force est de dire que nous sommes sur le bon chemin.

Par Ahmed Saaidi
Mardi 16 Mai 2017

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