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Une salle de fitness condamnée pour discrimination en France

Le Collectif contre l’islamophobie appelle à un durcissement des peines prononcées




Une salle de fitness condamnée  pour discrimination en France
Le 3 juin 2014, le Tribunal correctionnel de Thionville a été appelé à juger le gérant d’une salle de sport «Body Best» qui refusait l’accès de la salle à une cliente qui portait le voile. Les faits remontent à 2008. Le gérant a en effet déclaré à la jeune femme de 34 ans qu’elle «ne pouvait s’entraîner en tchador». Lorsqu’elle l’informe qu’il est en train d’établir une discrimination, il change d’argument en soutenant qu’il y a des «fachos» dans la salle et qu’en conséquence il ne peut se permettre de laisser entrer des femmes en «tchador». Naturellement, le «fait de préserver des clients aux mentalités fascistes ne peut en aucune circonstance justifier une pratique discriminatoire. Il devient adhérent à cette mentalité car son attitude vient légitimer des comportements fascistes», a défendu Me Cissé, avocat de la jeune femme.
Devant le Tribunal correctionnel, le gérant a invoqué le «règlement intérieur» de l’établissement qui impose aux adhérents «une tenue propre et correcte sans signe extérieur d’opinion politique, religieuse ou raciste». Pour sa part, Me Megherbi, avocat du CCIF, a rappelé que «les principes d’une république démocratique doivent être en harmonie avec ses engagements de tolérance et de non-discrimination à l’encontre des musulmans«. Le procureur de la république a requis 2.000 euros d’amende dont 1.000 euros avec sursis.
Le Tribunal a rendu son délibéré le 17 juin par lequel il a condamné le gérant du club de sport à une peine d’amende de 500 euros avec sursis, 200 euros au titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral. Si on se félicite de cette condamnation, on regrette cependant que le Tribunal n’ait pas davantage suivi les réquisitions du parquet, et qu’il n’ait pas mis en application la politique pénale du ministère de la Justice en matière de lutte contre les discriminations, à savoir prononcer des sentences fermes et sévères, en condamnant le prévenu à la peine particulièrement clémente de 500 euros d’amende avec sursis.
Ce jugement demeure en tout état de cause une décision symbolique, qui confirme qu’on ne peut plus, dorénavant, discriminer sans rendre compte à la justice.

Vendredi 27 Juin 2014

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