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Une jeune Sebtie appréhendée en Turquie

La mise en cause a quitté Casablanca à destination d’Istanbul pour rejoindre les rangs de Daech en Syrie




Une jeune Sebtie appréhendée en Turquie
Une jeune fille du préside occupé de Sebta a été interceptée par la police turque alors qu’elle cherchait à se rendre en Syrie pour rallier les rangs de «Daech», selon une information relayée par le quotidien espagnol El Mundo.
Cette Sebtie, dénommée Rhimou Bghil Abdeselam, âgée de 18 ans seulement, s’était évadée de chez elle au cours de la semaine écoulée. Elle était en compagnie de six filles dont El Mundo n’a précisé ni l’âge, ni l’identité, ni la nationalité. Il a néanmoins indiqué qu’elle avait quitté Casablanca vers Istanbul en compagnie d’une femme marocaine au moins. La même source a souligné que les autorités espagnoles avaient émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de cette fille après que ses parents ont déposé une plainte auprès de la police de Sebta. En août dernier, les autorités espagnoles avaient arrêté deux jeunes femmes, l’une prénommée Nawal, était âgée de 16 ans et résidait à Sebta, alors que l’autre, Fouzia Allal Mohamed native de Mellilia était âgée de 19 ans. Les deux jeunes femmes avaient été interpellées alors qu’elles s’apprêtaient à se rendre au Maroc pour entrer en contact avec un réseau terroriste censé les envoyer vers l’Irak ou la Syrie.
Ce qui est préoccupant, voire alarmant dans cette histoire, c’est le recours de plus en plus fréquent des réseaux terroristes à l’embrigadement des jeunes filles et des jeunes garçons dans l’objectif de les utiliser comme des bombes humaines ou à d’autres fins. Ce fut le cas pour Boko Haram qui avait bardé récemment une fillette de 10 ans de bombes avant de la faire exploser sur un marché au nord-est du Nigeria faisant au moins 19 morts. L’autre organisation terroriste, à savoir Daech, a, quant à elle, posté une vidéo montrant un enfant de 10 ans en train de tirer à balles réelles sur deux soi-disant espions russes.
Pour sa part, le directeur d'Europol a estimé mardi qu'entre 3.000 et 5.000 Européens sont partis faire le jihad et qu'ils pourraient représenter une menace à leur retour chez eux.
«Nous parlons de quelque 3.000 à 5.000 citoyens de l'Union européenne», a déclaré Rob Wainwright, interrogé à Londres par la commission des Affaires intérieures du Parlement britannique à propos du nombre de personnes qui ont quitté l'Europe pour se battre aux côtés des mouvements intégristes.
Selon lui, ces personnes, de jeunes hommes en majorité, représenteraient, à leur retour en Europe, un danger pour la sécurité de leurs pays d'origine.
«Clairement, nous avons affaire à un grand nombre de gens, principalement des jeunes hommes, qui ont le potentiel, l'intention et la capacité de mener des attaques comme celle perpétrée à Paris la semaine dernière», a-t-il dit avant d’ajouter que «les médias sociaux constituent un outil de recrutement et de propagande», Internet étant utilisé de manière «bien plus agressive et plus imaginative» qu'auparavant.

Mourad Tabet
Jeudi 15 Janvier 2015

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