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Une énième victime des morsures de reptiles à Khénifra

Manque de soins et indifférence causent la mort d’un enfant de neuf ans




Une énième victime des morsures de reptiles à Khénifra
Au Maroc, on meurt encore des morsures de reptiles faute du manque d’antidote et d’ambulance pour transporter les victimes. Le dernier cas en date concerne un enfant dans la région de Khénifra qui, par négligence et indifférence des responsables concernés, a trouvé la mort après avoir été mordu par un serpent. Les faits : Le petit Ayoub qui vient de boucler ses neuf printemps jouait dans son douar à Ait Chart dans la province de Khénifra, a été mordu par un serpent. Alertés, les parents en compagnie d’amis accoururent vers l’hôpital provincial où on leur signala dans l’indifférence et le manque d’assistance que ledit établissement hospitalier ne dispose pas d’antidote et que, par conséquent, on ne peut administrer à Ayoub le contrepoison nécessaire. On suggéra alors aux parents de transporter leur fils à Fès  à 200 km de la capitale des Zayanes. Vraiment kafkaïenne comme situation. Inquiets pour leur enfant et prêts à tout pour le sauver, les parents acceptèrent la proposition sauf que l’hôpital en question ne disposait pas d’ambulance pour transporter le petit  qui était dans l’urgence, car le poison commençait à faire son effet. Aidés par certains proches et sympathisants et après quelques coups de téléphone, tenez-vous bien, c’est une ambulance appartenant à une commune rurale se trouvant à une trentaine de kilomètres de Khénifra qui allait arriver pour transporter le garçon souffrant à Fès. Après tout ce temps, il était déjà trop tard. Arrivé à Fès, le petit Ayoub est décédé, provoquant la colère du personnel médical fassi. Insensé, incroyable mais vrai et cela se passe au Maroc ! Dès l’annonce de la mort de Ayoub, ce fut la colère au sein de la famille, de la tribu et de toute la région. Une marche de protestation fut organisée pour condamner cette indifférence, ce manque de soins et cette absence de responsabilité. Et dire que le Centre antipoison et de pharmacovigilance  recommande de recourir aux services d’urgence médicale et déconseille les soins préliminaires conventionnels. Selon le même centre, la plupart des morsures ont lieu en milieu rural et pourtant rien ne se fait pour avoir les moyens de sauver des vies humaines en cas de morsure dans ces régions enclavées.

Kacem Ezzayani
Vendredi 19 Avril 2013

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