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Une écoute téléphonique embarrasse le Premier ministre turc




Une écoute téléphonique embarrasse le Premier ministre turc
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a jugé mardi que la conversation téléphonique compromettante dans laquelle lui et son fils évoquent un scandale de corruption constituait un "montage" et une "attaque haineuse" contre lui et la Turquie.
 "Ce qui est fait constitue une attaque haineuse contre le Premier ministre de la république de Turquie. Personne ne peut s'en tirer de cette manière", a-t-il dit lors de sa harangue hebdomadaire devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP).
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est retrouvé mardi au cœur du scandale de corruption qui éclabousse son régime après la diffusion d'un enregistrement téléphonique compromettant, dénoncé comme un faux, qui a suscité l'ire de l’opposition.
Largement diffusée lundi soir sur internet, cette conversation, dont l'authenticité n'a pas été confirmée de source indépendante, a pour la première fois directement et personnellement mis en cause M. Erdogan, dont seuls des dizaines de proches l'avaient été jusque-là.
Dans l'enregistrement daté du 17 décembre, un homme présenté comme le Premier ministre conseille à un autre, décrit comme son fils aîné Bilal, déjà entendu comme témoin par les procureurs en charge de l'enquête anticorruption, de se débarrasser d'environ 30 millions d'euros, quelques heures seulement après un coup de filet de la police visant des dizaines de proches du régime.
Sitôt diffusée, cette écoute téléphonique, énième d'une série qui décrivait jusque-là les pressions directes de M. Erdogan auprès des médias, a enflammé les réseaux sociaux et contraint le gouvernement à un démenti immédiat, pour la première fois.
 "Ces enregistrements (...) sont le produit d'un montage immoral et totalement faux", a réagi le cabinet de chef du gouvernement dans un communiqué. "Ceux qui sont à l'origine de ce sale montage visant le Premier ministre de la république de Turquie en seront tenus pour responsables devant la justice", a-t-il ajouté.
 Selon la presse turque, M. Erdogan s'est entretenu en urgence lundi soir avec le vice-Premier ministre Besir Atalay, son collègue de l'Intérieur Ekfan Ala et le chef de l'agence turque de renseignement (MIT), son homme de confiance Hakan Fidan.
L'opposition, qui dénonce depuis des semaines la corruption du régime islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002, s'est elle aussi réunie au cœur de la nuit et a exigé le départ "immédiat" du Premier ministre.
"Le gouvernement doit immédiatement démissionner, il a perdu toute légitimité", a lancé devant la presse Haluk Koç, vice-président de la principale force d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), "la Turquie ne peut pas continuer sur cette voie".
 Le chef du Parti de l'action nationaliste (MHP) Devlet Bahçeli lui a emboîté le pas en annonçant que "la fin absolue et certaine pour M. Erdogan est toute proche". "La justice doit immédiatement lancer une enquête", a-t-il insisté.

AFP
Mercredi 26 Février 2014

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