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Une cinquantaine de dirigeants africains réunis à Washington

La sécurité du continent, Nigeria, Somalie, Centrafrique et nord Mali en tête, au cœur du sommet




Une cinquantaine de dirigeants africains réunis  à Washington
La lutte contre les groupes armés islamistes sera au cœur du sommet Etats-Unis/Afrique qui s’est ouvert lundi, mais la coopération avec les Africains en matière de sécurité a souvent viré au casse-tête pour les Américains. Contre Boko Haram au Nigeria ou les shebab somaliens, les Etats-Unis ont tenté différentes approches de l'ouest à l'est du continent, avec une préférence au soutien à des forces multinationales africaines plutôt qu'aux armées nationales.  Le président Barack Obama, qui reçoit une cinquantaine de chefs d'Etat africains à Washington, a déclaré que ce sommet inédit serait l'occasion "de parler à l'Afrique des questions de sécurité. Mais les partenaires ne sont pas toujours aussi solides qu'espéré et pour avoir un impact sur les points chauds du continent, Washington doit coopérer avec certaines des armées les moins fréquentables d'Afrique. 
Depuis des années les responsables américains répètent qu'ils sont prêts à aider le Nigeria à combattre Boko Haram, dont le soulèvement depuis 2009 a fait des milliers de morts dans le pays le plus peuplé du continent qui apparaît loin d'être intéressé par une coopération dans l'opérationnel ou la formation. 
A l'autre bout de l'Afrique, les insurgés shebab poursuivent leurs attentats en Somalie et élargissent leur action aux pays voisins. Sur ce front, l'approche multilatérale a prévalu pour les Etats-Unis qui fournissent une assistance financière, logistique et en matière de renseignement et d'entraînement aux troupes de l'Union africaine (UA) en Somalie, l'Amisom qui a réussi à chasser les shebab de Mogadiscio et à les empêcher d'y renverser le fragile gouvernement soutenu par les Occidentaux. Mais les forces africaines ont suscité leur lot de critiques, des salaires de soldats empochés par leurs supérieurs et des armes destinées à l'Amisom se sont retrouvées entre les mains des shebab. 
La force pose problème car aussi dominée par l'armée ougandaise, étroitement contrôlée par le président Yoweri Museveni et ses fidèles, qui sont accusés de détournement massif de l'aide américaine et d'utiliser les militaires pour réprimer l'opposition politique. 
Enfin, un petit détachement de forces spéciales américaines est stationné depuis 2011 en Centrafrique pour traquer le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, poursuivi pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale sans résultat réel.

AFP
Mardi 5 Août 2014

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