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Un ministre “progressiste” défend la polygamie à Genève




Ce n’est pas la première fois qu’Abdessalem Seddiki, ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, se met dans un sale pétrin. A Genève, au palais des Nations plus exactement, il a donné encore une fois la preuve, à l’occasion de la 56ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels, que son discours oiseux ne convient pas dans toutes les situations de communication.
De quoi s’agit-il ? Pour Seddiki, les rapports parallèles élaborés par les ONG marocaines ainsi que leurs contenus au sujet de l’amazighité ne sont qu’une manière de créer des dissensions entre les Marocains !
« L’amazighité est un faux débat; les contenus de ces rapports entendent créer la division entre les Marocains et induire en erreur les experts (du comité des droits économiques, sociaux et culturels) », a déclaré le ministre qui préside la délégation marocaine  à Genève, lors de cette session.
Les ONG marocaines présentes sur place ont riposté, lors d’une réunion avec les experts onusiens et dénoncé les propos du ministre qui a puisé, selon eux, dans un discours « de conspiration et de manœuvres ».
Via un communiqué rendu public jeudi, Azetta Amazigh a, dans ce contexte, précisé: «Ce genre de discours est destructeur et entend bloquer les actions volontaires et militantes de la société civile, ainsi que ses programmes de plaidoyer ».
Et d’appeler, à cette occasion, le gouvernement à revoir les déclarations de son ministre de travail et répondre aux revendications légitimes et pertinentes des ONG amazighes».
De son côté, l’activiste Said Agouzi, présent à Genève, a dénoncé les déclarations du ministre qui s’est employé à défendre la polygamie devant le monde entier, sous prétexte que, dans un milieu traditionnel, «le mari souhaite que son épouse lui donne un enfant de sexe masculin».
Avocat et associatif prenant part aux actes de cette 56ème session, Mohamed Lahbib Bencheikh est surpris que de pareilles gesticulations émanent d’un ministre appartenant à un parti progressiste. Comment expliquer que Seddiki défende, bec et ongles, la peine capitale, alors que ses camarades du parti sont parmi les fondateurs de la Coalition marocaine contre la peine de mort?», s’interroge ce membre du FMAS.

Mustapha Elouizi
Samedi 3 Octobre 2015

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