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Un membre des forces tunisiennes de sécurité poignardé par des activistes algériens lors du Forum social mondial

Les exactions se sont poursuivies jusqu’à la fin des travaux à Tunis




Un membre des forces tunisiennes de sécurité poignardé par des activistes algériens lors du Forum social mondial
Le Forum social mondial, dont la dernière édition s’est achevée à Tunis, a été marqué par de nombreux dysfonctionnements.
La première faille, bien que ne dépendant pas de la volonté des organisateurs, a été la pluie diluvienne qui s’est abattue sur Tunis entravant le déroulement de la marche prévue pour dénoncer le terrorisme  partant de la place Ben Saâdoune au musée Bardo. Cette pluie qui a commencé au moment même où des milliers de personnes s’étaient rassemblées place Ben Saâdoune, n’a cependant pas empêché les hordes d’Algériens de provoquer les paisibles et pacifiques marcheurs marocains. Ces Marocains qui, contrairement aux participants algériens, étaient présents dans le cadre du programme du Forum qui vise à rassembler les représentants de la société civile du monde entier dans un espace que caractérisent la tolérance et le dialogue  responsable pour faire front devant les nombreux défis de l’heure. D’autres comportements contraires à l’esprit du Forum avaient opposé des étudiants islamistes tunisiens à  certains de leurs compatriotes moins obscurantistes.
Au deuxième jour du Forum, et à l’image des membres de la délégation algérienne, les pluies étaient plus violentes et de fortes rafales de vent menaçaient d’emporter les tentes érigées çà et là dans les  jardins du campus universitaire Manar de Tunis. L’une de ces tentes a été érigée par des associations de ralliés marocains  pour y exposer des photos de victimes des tortionnaires du Polisario. Des dizaines d’Algériens, en état très avancé d’ébriété, l’ont envahie lacérant les panneaux portant des photos. Un malheureux membre des forces tunisiennes de sécurité qui s’est exposé aux actes de vandalisme des Algériens a été  poignardé et laissé pour mort par ses agresseurs qui ont pris la fuite.
Il a pu être évacué rapidement à l’hôpital pour recevoir des soins et cinq de ses agresseurs auraient été interpellés par la sécurité tunisienne. 
Lors d’une conférence de presse consacrée à l’évaluation des activités du Forum, le comité d’organisation a dénoncé les agissements, l’agressivité et la violence  des  membres de la délégation algérienne. Cette délégation, qui est arrivée à bord de 25 autocars transportant plus de 2.000 personnes comprenant des représentants d’associations proches des autorités, des diplomates mais surtout des barbouzes, n’a jamais caché ses velléités envers les membres de la délégation marocaine. Celle-ci a exprimé haut et fort, devant  ceux qui en doutaient encore, que dans l’affaire du Sahara, le Polisario est inexistant et que l’Algérie est la première concernée à même de mettre fin à ce conflit artificiel qu’elle a créé et continue de soutenir.
Et loin des violences algériennes et la haine qui les anime, toutes les délégations venues de 120 pays étaient unanimes à  exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien. Seul point de concorde sur lequel les Algériens ont toléré la présence des Marocains.     
Rappelons que la conférence sur l’« Unité du Maghreb et résolution des conflits : état des lieux et perspectives pour sortir de l’impasse » et qui se déroulait, le même jour à la Faculté des sciences économiques, a été suspendue à cause de l’irruption d’ « une trentaine d’Algériens  scandant "le Sahara aux Sahraouis" ». Une autre démonstration prouvant le fait que, dans ce conflit, le Polisario ne représente rien et n’a aucune prérogative. Heureusement, l’assaut n’a pas fait de blessés dans les rangs de l’assistance venue nombreuse, ou parmi les agents du service d’ordre. Seules quelques chaises ont été brisées. Les autres journées du FSM ont été, à peu près, identiques sauf que la délégation algérienne aurait présenté officiellement des excuses aux Marocains. Mais même si l’adage dit que celui qui s’excuse s’accuse, les excuses aussi sincères soient-elles ne répareront jamais les dégâts commis.  

Tunis – DNES : Ahmadou El-Katab
Mercredi 1 Avril 2015

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