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Un logo de la campagne présidentielle de Recep Tayyip Erdogan sujet à controverse

La Cour européenne des droits de l'Homme condamne la Turquie pour ses atteintes à la liberté de la presse




Un logo de la campagne  présidentielle de Recep Tayyip  Erdogan sujet à controverse
Le logo de la campagne présidentielle du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, comportant le nom du Prophète Mohamed en arabe, a provoqué la controverse en Turquie, pays musulman mais laïque. Le ministre des Finances, Mehmet Simsek, arabisant, avait posté la semaine dernière un message sur Twitter, indiquant: "Savez-vous que le nom en arabe de notre Prophète Mohmed est inscrit dans le logo de notre candidat à la présidentielle, M. Erdogan?". 
 Le tweet a suscité de nombreux messages de réprobation dans les réseaux sociaux, dans lesquels le chef du gouvernement islamo-conservateur est critiqué pour avoir "mélangé politique et religion". "Erdogan montre combien il commercialise l'islam", a lancé l'utilisateur The Nile, tandis qu'une autre utilisatrice du site de microblogage, Serpilnaz Yasit, dénonce le choix du candidat: "Il se prend pour qui, c'est un blasphème d'utiliser le nom du Prophète pour des visées politiques". 
Erdogan, 60 ans, candidat donné gagnant au scrutin des 10 et 24 août, qui sera pour la première fois organisé au suffrage universel, est resté muet sur le logo qui a suscité la polémique et, qui selon ses détracteurs, ressemble en outre à celui utilisé par le président américain Barack Obama durant sa dernière campagne. Erdogan, un musulman pratiquant, est accusé par l'opposition d'avoir poussé la Turquie qu'il dirige depuis 2002 dans une dérive "islamiste" par une série de mesures contre la consommation d'alcool, la légalisation du port du voile dans la fonction publique et son ingérence dans la sphère privée des Turcs. Tout récemment, il s'est dit opposé aux tatouages. Par ailleurs et dans un autre contexte, la Turquie a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour avoir maintenu en détention provisoire pendant plus d'un an deux journalistes d'investigation réputés, sans raisons suffisantes. 
Les requérants en question, Nedim Sener et Ahmet Sik, sont deux journalistes de renom en Turquie, où ils ont été arrêtés en 2011 et accusés d'avoir aidé une organisation soupçonnée de vouloir renverser le gouvernement islamo-conservateur. Après plusieurs demandes, les deux hommes, soutenus par les défenseurs de la liberté de la presse, ont fini par être libérés en mars 2012, un peu plus d'un an après leur arrestation, mais ils risquent jusqu'à 15 ans d'emprisonnement. La Turquie est régulièrement épinglée par les organisations de défense des droits de l'Homme pour ses atteintes à la liberté de la presse. Ahmet Sik a été récompensé en mai 2014 par le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2014 tandis que Nedim Sener a été lauréat de l'Institut international de la presse.  

AFP
Mercredi 9 Juillet 2014

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