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Un livre... une question : Un Maroc décanté par Ahmed Herzenni




Un livre... une question : Un Maroc décanté par Ahmed Herzenni
Quand on l’avait vu et écouté lors des auditions publiques initiées par l’ancienne  Instance équité et réconciliation (IER), une grande partie des auditeurs et téléspectateurs n’avait pas bien compris son discours. Mais, ceux et celles qui ont lu son livre «Un Maroc décanté» ont pu prendre connaissance de toute une pensée, de toute une philosophie et de toute une vision. Une question majeure parcourra tout le livre : la transition démocratique. Ahmed Herzenni qui en est l’auteur a surtout voulu à travers ce livre ( format moyen/213 pages) soumettre aux lecteurs sa «contribution à la compréhension et la pratique de la transition démocratique dans notre pays …». 
Certains, à tord bien évidemment, avancent que la vision de Herzenni n’est que la résultante d’un compromis de la période de la réconciliation. Ce qui est faux, puisque l’article remonte au début des années 80. Pour preuve, ce texte publié constitue un cadrage théorique de l’ourvrage et intitulé: «Propositions pour l’alternative». Nous pouvons ainsi y lire : «L’union dite soviétique, depuis belle lurette, avait déjà perdu le masque, dévoilant sa vérité de régime néo-tsariste, pratiquant à l’intérieur l’exploitation bureaucratique et l’oppression…». Une idée qui ne peut être sans suite, et en particulier, un déni de toutes les branches de cette pensée totalitaire, selon l’auteur. Partant du fait de la mort des grandes évidences et des grandes vérités, Ahmed Herzenni s’est engagé, à la fois en tant que chercheur et politicien dans une nouvelle logique.  
Edité en 2006 aux éditions Udad, ce livre qui se décline en articles, essais et témoignages tourne surtout autour de la transition démocratique, ses fondements, ses critères, ses aspects et ses manifestations… Sur ce, l’auteur veut rester dans l’indécision. Il ne s’exprime pas vraiment sur un réel processus de transition démocratique au Maroc. 
Dans l’une de ses conclusions (page 39), l’ancien président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) estime que selon les critères fréquemment utilisés pour caractériser le processus de la transition démocratique, l’on déduira que celui-ci «n’a pas encore commencé au Maroc». Mais, à la faveur d’un élan d’espoir et de vision optimiste quant à l’avenir du pays, Herzenni entend être indulgent à cet égard. «Au regard des pesanteurs du passé, des incertitudes de l’avenir et des faiblesses de chacun des acteurs principaux  … l’on peut alors défendre la thèse selon laquelle la transition démocratique a bel et bien commencé, et cela avant même «l’alternance» au début des années 90… ».  

Mustapha Elouizi
Mercredi 9 Juillet 2014

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