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Un 1er Mai sur fond de crise




Un  1er Mai sur fond de crise
«L’unité syndicale pour la dignité, la liberté et la justice sociale » est le thème choisi par la Fédération démocratique du travail pour la célébration du 1er Mai de cette année.
A quelques jours de la fête du travail, la classe ouvrière marocaine s’apprête à célébrer cette occasion dans une situation des plus inquiétantes marquée par une série d’échecs du gouvernement qui n’arrive pas à mettre en œuvre l’opérationnalisation de la Constitution et à tenir ses promesses faites au moment de son investiture.
Le 1er Mai de cette année se tient également dans une conjoncture de crise à tous les niveaux. Politique, économique et social, la crise s’installe de plus belle  et ses répercussions sont tangibles. Les petites bourses et  les classes laborieuses en sont  les premières victimes.
A l’approche de ce jour de fête pour des millions de travailleurs de par le monde, le gouvernement marocain  semble ne pas se soucier de la situation qui n’augure rien de bon. Le dialogue social est au point mort et n’a pas bougé d’un iota alors que les  libertés syndicales continuent d’être bafouées à coups de matraque.     
Dans l’appel adressé à ses militants, la FDT souligne que le 1er Mai de cette année est une occasion pour les militants et la classe ouvrière de  protester contre la politique économique et sociale du gouvernement et de faire face à la violation des libertés syndicales, à la répression des manifestations, aux prélèvements effectués sur les salaires des grévistes et à l’entrave aux missions des responsables syndicaux.
Une occasion également pour dénoncer l’attitude du  gouvernement qui n’a pas hésité à vider le dialogue social de sa substance et de le transformer en séances d’écoute au lieu d’un dialogue de négociations sérieuses pour parvenir à des solutions appropriées et son désengagement quant aux dispositions de l’accord du 26 avril 2011.  Les classes laborieuses comptent, poursuit l’appel de la FDT, condamner haut et fort  l’obstination du gouvernement  à ne pas vouloir  procéder à la  ratification de la  Convention internationale n° 87 relative à la liberté syndicale, à  l’abrogation de l’article 288 du Code pénal qui punit d’emprisonnement pour atteinte à la liberté de travail. De telles mesures n’ont pourtant pas d’impact financier sur le budget de l’Etat.
Ils saisiront sûrement cette occasion pour s’élever contre l’absence d’une politique claire en vue de lutter contre  le chômage en général et celui des diplômés en particulier. Ils manifesteront contre les atermoiements de l’Exécutif à mettre en œuvre  l’indemnisation pour perte d’emploi (IPE) qui tarde à se concrétiser et le pouvoir d’achat des travailleurs  qui n’a de cesse de baisser à cause des hausses successives des prix des produits de première nécessité ainsi que l’instauration de nouvelles dispositions fiscales qui  appauvrissent davantage la classe moyenne.

Larbi Bouhamida
Vendredi 26 Avril 2013

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