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Trois grands noms du cinéma international assureront les master classes du Festival de Marrakech




Les master classes de l’édition 2015 du Festival  international du film de Marrakech (4-12 décembre) seront assurées par les  cinéastes iranien Abbas Kiarostami, sud-coréen Park Chan-Wook et allemand  d’origine turque Fatih Akin, indique la Fondation du Festival international du  film de Marrakech.
Abbas Kiarostami, l’un des maîtres incontestés du cinéma iranien et auteur  mondialement reconnu, fut récompensé dans les plus grands festivals notamment  avec la Palme d’or à Cannes pour “le Goût de la cerise” et le Prix spécial du  jury à Venise pour “Le vent nous emportera”, ajoute la Fondation dans un  communiqué parvenu samedi à la MAP.
Grand ami de Marrakech, le festival lui avait rendu hommage en 2005, animant  par la même occasion un atelier à l’intention des jeunes cinéastes marocains.  En 2009, il préside le jury de la neuvième édition. “Aujourd’hui, il  revient à la ville ocre pour parler de sa conception du cinéma déclinée à  travers une œuvre devenue universelle par son écriture qui mêle subtilement  poésie, force et fragilité”, précise-t-on de même source. 
Park Chan-wook, cinéaste et scénariste sud-coréen, présent à Marrakech pour  l’hommage qui lui sera rendu, interviendra également en master class. Auteur  d’une œuvre forte, récompensée à travers le monde, à Cannes par exemple où il  décroche le Grand prix en 2004 et le Prix du jury en 2009, une œuvre qui dit  avec élégance et émotion, la cruauté et la complexité des relations humaines. Son film Stoker (2013), son premier film à Hollywood, est un modèle de mise  en scène, revisitant Hitchcock à sa manière.
L’autre master class sera donnée par Fatih Akin, cinéaste allemand d’origine  turque. Véritable enfant prodige du cinéma allemand, issu de la banlieue  ouvrière et populaire de Hambourg, Akin a d’abord rêvé d’être acteur à La Bruce  Lee avant de passer derrière la caméra réalisant des films qui attirent très  vite l’attention. C’est ainsi qu’il décroche l’Ours d’or à Berlin en 2004 pour Head-on. Loin  de s’enfermer dans une approche identitaire sclérosée, son cinéma aborde la  réalité multiculturelle des sociétés modernes avec fougue dans le sillage du  cinéma de Martin Scorsese dont il est un grand admirateur. En 2014, il aborde dans The Cut, un sujet tabou dans le pays de ses parents,  le génocide arménien. Grand cinéphile, Akin aime le cinéma dans toute sa  diversité géographique et esthétique.

Lundi 23 Novembre 2015

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