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Tétouan : Pour la préservation d’un paysage urbain sain




Tétouan : Pour la préservation d’un paysage urbain sain
Tétouan se caractérise, entre autres, par le charme que lui vaut sa position géographique. Elle est, en effet, encastrée dans les flancs de Jbel Dersa  et fait face au Jbel Ghorghiz. En surplombant la vallée fertile de l’Oued Martil, la Colombe blanche offre à tout visiteur des paysages et un panorama d’une grande beauté dignes des plus belles régions du monde. Mais doit-on nous résigner à admettre que toute bonne chose a une fin ? Il semble bien que oui… Non pas que les paysages montagneux risquent de disparaître… Mais c’est encore une fois la main de l’homme qui est mise à l’index. Si sur les hauteurs de la ville, le vert disparaît insidieusement au profit des aménageurs bâtisseurs, si à l’intérieur même du centre-ville, les arbres, sources d’oxygène, sont inexistants, c’est au tour de la ceinture qui entoure le centre historique de servir de rempart à toute vue sur le vert.
Depuis quelques mois, le béton resurgit de terre pour défier encore une fois la nature mettant ainsi à mal le confort des habitants de la ville ; parfois seul luxe auquel tient la population : le luxe de voir du vert autour d’eux.
La vue sur les montagnes alentours commence à disparaître laissant une sensation d’enfermement. En se promenant sur l’avenue Moulay El-Abbas, aménagée dernièrement en corniche très prisée par ceux qui souhaitent s’y promener pour retrouver une vue imprenable sur les montagnes, force est de constater que le paysage change petit à petit. Des constructions s’érigent de manière anarchique et viennent grossir le nombre de bâtiments à plusieurs niveaux.  Devant cette situation, la société civile, comprenant notamment les associations de la ville, s’est levée comme une seule voix pour dénoncer ces constructions qui défigurent complètement l’harmonie du cadre bâti.  Il faut savoir que le centre-ville historique de Tétouan (autrement appelé « Ensanche ») se distingue par son cachet architectural spécifique de la période du protectorat. Les façades et les couleurs de  ces constructions gardent en mémoire tout un pan de l’histoire de Tétouan. A protéger et à préserver… Actuellement, d’aucuns constatent que les nouvelles bâtisses dépassent largement les constructions historiques existantes sans prendre en compte l’harmonie du cadre bâti.   Au-delà de ce problème épineux, c’est aussi l’absence d’espaces verts qui suscite le courroux de la population.  Les habitants en sont conscients, le développement urbanistique ne doit pas se faire au détriment de l’environnement. La population n’espère qu’une chose : que cesse cette avancée fulgurante des constructions anarchiques et que toute décision prenne en considération désormais les directives Royales quant à la Charte de l’environnement en devenir dont les impératifs du développement socio-économique doivent se concilier avec la préservation de l’environnement et du développement durable…
Car le respect de l’environnement, c’est aussi la préservation d’un paysage sain!

A.N
Mercredi 14 Octobre 2009

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