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Tennis national, Hicham Arazi: tout revoir à la base




Tennis national, Hicham Arazi: tout revoir à la base
L'époque des trois mousquetaires passée, le Maroc peine à produire des champions de tennis de la trempe de Hicham Arazi, Younès El Aynaoui et Karim Alami. Quelques jeunes essaient tant bien que mal de se frayer un chemin mais les résultats escomptés ne suivent pas encore. Diagnostic de la situation avec Hicham Arazi qu'on ne présente plus.
Le Maroc en a rêvé, les trois mousquetaires (Karim Alami, Hicham Arazi et Younès El Aynaoui) l'ont fait: être des ambassadeurs pour le tennis marocain dans le Top 20 mondial. Ils l'ont fait mais depuis cette époque, le tennis national est nostalgique. Des résultats aussi probants n'arrivent plus. Quelles sont les embûches qui jonchent le chemin de nos jeunes tennismen? Qu'est ce qui leur manque pour percer? Hicham Arazi, ex n°22 mondial, actuellement consultant sur Arryadia et à la FRMT explique.
A chaque fois que l'ex-champion est sollicité par la FRMT pour des conseils et supervision, c'est toujours le même constat. Lors des rassemblements de jeunes des régions du Maroc, les 9-12 ans présentent un potentiel considérable. Ils sont en effet nombreux, environ une cinquantaine, à venir démontrer leurs capacités tennistiques pendant ses rassemblements initiés par la Direction technique nationale.
Tennis-études
Hicham Arazi constate que c'est plus au niveau de la tranche des 15 ans que le niveau est faible à cause de la fameuse équation: tennis et études. Concilier les deux disciplines n'est pas facile. C'est un choix à faire et il n'y a pas de structures ou autres options qui aident à le faire. Comment faire alors pour que la pépinière des jeunes puisse donner de nouvelles graines très prometteuses pour l'avenir?
Selon l'ex-prodige du tennis national, il faut tout revoir à la base. “La Fédération marocaine, comme toutes les fédérations au monde, n'est pas forcément là pour sortir des champions. La FRMT fait de son mieux. Elle fait appel à des coachs français de bon niveau, s'occupe de la formation des entraîneurs nationaux, encadre les équipes nationales...”, soutient Hicham.
Selon lui, les clubs doivent absolument recréer une dynamique et un cadre sportifs et motivants pour les jeunes: “Il faudrait former de nouveaux moniteurs et remettre à niveau les anciens. L'esprit de club manque cruellement. Je pense également que des évènements comme La Caravane du tennis doivent être reconduits. Cette expérience nous avait beaucoup apporté. Du point de vue partage, solidarité, esprit sportif, compétition, endurance et ouverture d'esprit”. Cette compétition consistait à regrouper les quatre meilleurs de chaque catégorie de jeunes et les faire affronter tour à tour dans différentes villes du Royaume, et ce durant un mois.
Par rapport aux générations précédentes, un écart immense se ressent au niveau motivation, ambition et surtout résultats. La hargne que l'on pouvait constater chez leurs prédecesseurs, semble inexistante ou étoffée. Où est donc passée la passion fulgurante des joueurs de tennis de tous les temps? On se rappellera toujours du talent et de la combativité de toutes les figures de proue qui ont honoré le tennis national: Laimina, Chekrouni, Saber, Ridaoui, Aynaoui, Alami, Arazi...autant de noms qui ont fait vibrer les courts, avec passion et détermination.
Si l'on compare le tennis des années 80 et 90 au tennis actuel, force est de constater que la différence est nette. Le beau tennis que nous offraient les anciens a laissé place à très peu de jeu passionné. Ce qu'ont vécu Hicham Arazi, Younès El Aynaoui et Karim Alami est exceptionnel. Que trois joueurs du même pays soient dans le top 20 en même temps, c'est une chose qui n'arrive que très rarement.
“J'ai conscience que c'est un pur hasard et une chance exceptionnelle. Nous avons eu la chance de vivre cette apogée ensemble, je crois que ce qui nous réunissait était cette même passion pour ce sport, cette rage intérieure et cette détermination qui faisaient que chacun de nous savait exactement ce qu'il voulait”, explique Arazi.
Aujourd'hui, Hicham croit que “les jeunes qui souhaitent se lancer sur le circuit font des choix pas forcément pour les bonnes raisons. Ils choisissent les objectifs et en oublient la base: la passion, la motivation, l'amour du sport. Hors, c'est ce qui fait tenir lorsque ça devient trop dur et qu'il faut se battre, c'est le moteur”.
Des pistes de redressement
Que reste-il donc à faire pour relancer la machine tennistique au Maroc? On en revient encore une fois, selon les dires de notre spécialiste, à la motivation première. Il demande souvent aux parents des jeunes de donner l'envie à leurs enfants de jouer, de remarquer s'ils prennent du plaisir à jouer et de ne pas parler de circuit professionnel tant qu'il n'y a pas cet élément. Et aussi, les parents devraient arrêter de rejeter la balle vers la direction technique de la fédération.
“Je me rappelle de mon temps, nous n'avions pas d'aide financière, ni d'encadrement d'aucune sorte. Alors, avec toutes les opportunités que leur offre la fédération actuelle, les jeunes devraient s'estimer heureux et profiter de tout ce qui leur est donné”, précise Arazi.
“Les jeunes doivent absolument trouver plus de motivation en eux, car ils ne se rendent pas compte des moyens qui leurs sont donnés actuellement. Il faut qu'ils arrêtent avec le tennis-loisir s’ils veulent devenir pro” dixit-il.
Il pense que les grands axes à changer sont: primo, les structures avec une nécessité absolue d'avoir un centre de tennis- études, car plus il y aura de jeunes qui jouent, plus il y aura de chances d’avoir des joueurs compétitifs; secundo, il faut redresser la situation des clubs, recréer une dynamique, de l'animation, une vie, former des entraîneurs dans les clubs; et tertio, il faut créer des terrains publics pour attirer plus de jeunes à découvrir cette discipline, même dans les quartiers populaires. Et que toute la famille du tennis se recentre avec une même ambition, faire revivre le tennis national et lui redonner ses lettres de noblesse.

Fed Cup
L’équipe du Maroc au Caire


L'équipe marocaine féminine de tennis prendra part, du 16 au 21 avril au Caire, à la Fed Cup, zone Euro-Afrique III, avec comme ambition l'accession au groupe II.
Le Maroc, sera représenté par Nadia Lalami Laroussi, Fatima Zahra El Allami, Fatiha Berjane, Bahia Mohtassine et Mohamed Mehdi Tahiri (capitaine).
Onze autres pays disputeront le droit d'accès à l'étage supérieur, à savoir l'Algérie, l'Arménie, Chypre, l'Egypte, l'Irlande, le Kenya, la Lituanie, Malte, la Moldavie, la Namibie et la Tunisie.
Les équipes en lice dans le cadre de cette compétition, dont le tirage au sort est prévu le 17 avril au Caire, seront réparties en deux poules. Les deux équipes de tête de chaque groupe joueront contre celles classées 2ème dans l'autre groupe. Les deux vainqueurs de ces compétitions accèderont au groupe II de la zone Euro-Afrique en 2013.

PAR DINA ALAMI (Source site de la FRMT)
Samedi 14 Avril 2012

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