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Tariq Kabbage à la Chambre des représentants “Il est aberrant que tant d’impôts pèsent sur les familles les plus démunies”




Tariq Kabbage à la Chambre des représentants “Il est aberrant que tant d’impôts pèsent sur les familles les plus démunies”
L’habitat insalubre a pris au Maroc des proportions pour le moins inquiétantes. De plus, il y a une aberration qui s’y colle. Il s’agit des charges fiscales qui pèsent sur les plus démunis.
Le député de l’USFP Tarik Kabbaj a critiqué avec véhémence la manière de traiter les bénéficiaires de l’habitat social et du programme « villes sans bidonvilles »  et qui sont soumis à plusieurs impôts « qu’il faut revoir », selon le député usfpéiste qui a posé, lundi dernier, au nom du Groupe socialiste, une question orale relative à «l’exonération des habitants des bidonvilles de l’impôt sur la construction des maisons individuelles ».
Selon la même source, l’effort public dans le domaine de la lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles, achoppe sur plusieurs obstacles qui se dressent devant l’intervention des pouvoirs publics dans ce domaine. Tarik Kabbaj a exposé l’avantage qu’il y a de revoir à la baisse l’impôt imposé aux constructions des maisons individuelles et sa répercussion sur les plus démunis afin d’alléger leurs charges financières, les inciter à construire leurs propres maisons et les impliquer davantage dans l’effort national pour mettre fin à l’habitat insalubre.
Le député socialiste a également mis en exergue, dans sa question orale, les valeurs de la solidarité qui exigent avant tout l’allégement des charges fiscales qui pèsent lourdement sur cette catégorie. 
Tarik Kabbaj a, en outre, mis en garde contre la condition des habitants qui se trouvent dans une situation précaire et difficile. Et ce qui complique davantage cette dernière, c’est l’existence de spéculateurs qui exploitent le vide juridique pour acheter les terrains de ces démunis qui n’ont pas les moyens financiers pour bâtir leurs propres maisons. 
« A Agadir et dans d’autres villes, ce sont les pauvres qui paient l’impôt, tandis que les grandes sociétés en sont exonérées », a-t-il ajouté. 
Comment mettre fin à cette injustice sociale ? La réponse de Tarik Kabbaj est  claire : il s’agit de réviser la loi 06/47 et  surtout les articles 45 et 54. La finalité de cette révision est de limiter l’impôt sur les terrains non construits à 2 DH par mettre carré et l’autorisation de construire à 500 DH dans le cadre d’une approche sociale qui prend en compte la situation précaire des familles bénéficiaires. 
Le ministre de l’Intérieur a bien accueilli cette proposition du député socialiste et s’est dit prêt à la discuter et éventuellement modifier la loi en question.
 

M.T.
Jeudi 26 Juillet 2012

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