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Souveraineté et intégrité territoriale : Le Maroc, dans toutes ses composantes, ne fait pas dans la demi-mesure




Le Maroc droit dans ses bottes. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a, en effet, mis avant-hier les points sur les i à ce propos.
Lors d’un point de presse organisé au siège du ministère à Rabat à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants des partis politiques et des centrales syndicales pour les informer des derniers développements concernant l’affaire du Sahara et les dernières dérives du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il a précisé que « les mesures prises récemment par le Royaume sont souveraines et irrévocables ». Suite à ces dérives, le Royaume a pris une série de mesures, à savoir une réduction significative des effectifs de la composante civile et plus particulièrement le segment politique de la MINURSO et l'annulation de la contribution volontaire qu'accorde le Maroc au  fonctionnement de la mission onusienne.
« Ces décisions sont responsables et proportionnelles à la gravité des dérapages du secrétaire général de l'ONU », a tenu à préciser le chef de la diplomatie marocaine, tout en soulignant que des pays amis ont salué la sagesse avec laquelle le Royaume a géré cette crise avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et non pas, comme il le prétend, avec l’ONU ou avec le Conseil de sécurité.
 « La riposte marocaine ferme et forte a plongé le secrétariat général de l’ONU » dans le désarroi, a assuré M. Mezouar. Selon lui, Ban Ki-moon et son staff ont fait des mains et des pieds pour obtenir le soutien du Conseil de sécurité et, par ricochet, condamner le Maroc et ils ont mené (et mènent encore) une guerre médiatique quotidienne contre lui dans le but de détourner l’attention sur les dangereuses dérives du secrétaire général lors de sa récente visite à Tindouf et Alger. Mais toutes les manœuvres ont fait l’effet d’un coup d’épée dans l’eau grâce à la fermeté du Maroc et à la forte mobilisation du peuple marocain et des Marocains du monde.
Quant à la question de savoir si le secrétaire général de l’ONU aurait présenté des excuses ou non et qui a été soulevée récemment par la presse, le ministre des Affaires étrangères a clarifié que Ban Ki-moon avait, certes, regretté avoir commis ses dérapages lors d’une rencontre avec lui au lendemain de la grandiose marche du peuple marocain organisée le 13 mars 2016 à Rabat. Les interlocuteurs marocains ont exigé de Ban Ki-moon de présenter officiellement des excuses aux Marocains. Mais celui-ci s’est vite délié de sa promesse. Pire encore, il a rendu public un communiqué de presse insultant le peuple marocain, ce qui prouve, selon le ministre, que ses agissements et ses déclarations lors de sa dernière visite dans la région du Maghreb étaient bel et bien préméditées.
Pour le ministre, peu importe maintenant qu’il ait présenté des excuses ou non car il s’est avéré que ce qu’il a fait et déclaré durant sa visite n’était pas spontané, mais « reflète une prise de position » de nature à dévier le processus politique de sa voie.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie marocaine a mis en exergue le fait que le Royaume s’engage à poursuivre sa coopération avec la composante militaire de la MINURSO dans le cadre du mandat qui lui est confié par le Conseil de sécurité. « Les contacts se poursuivent sur le terrain entre les Forces Armées Royales  et la composante militaire de la MINURSO de manière à veiller au maintien du cessez-le-feu dans des conditions normales », a-t-il fait savoir, ajoutant que « le Maroc a exprimé, à maintes reprises, sa disposition à fournir l'appui logistique suffisant pour permettre à cette composante de s'acquitter de son mandat dans de bonnes conditions ».
Il a également mis en relief le fait que les contacts avec la représentante spéciale du secrétaire général,  la Canadienne Kim Bolduc, se poursuivent de manière normale et continue, affirmant que le Royaume demeure ouvert au dialogue constructif, responsable et sans  condition, dans un esprit de respect mutuel.
Concernant le rôle des partis politiques et des syndicats dans la défense de la cause nationale, il a appelé à la création d’une cellule commune composée des forces politiques et syndicales et le ministère des Affaires étrangères en vue de coordonner leurs actions. Particulièrement avec les partis et les syndicats qui sont affiliés à des organisations internationales, et ce sans oublier également le rôle primordial de la diplomatie parlementaire et de la société civile dans la défense de cette cause.
A la question : « Ne craignez-vous pas que le prochain rapport que Ban Ki-moon fera le mois prochain au Conseil de sécurité soit négatif ? », il a répondu que  « la communauté internationale comprendra qu’un rapport dans ce contexte sera un rapport biaisé et sans aucune crédibilité. Il faut élaborer un rapport équilibré, factuel ». Et de mettre en garde qui de droit : « Ne jouez pas avec le feu. Le Maroc est un pays stable et œuvre inlassablement à la stabilité de la région. Tout le monde reconnaît ce rôle du Royaume ».

Mourad Tabet
Samedi 26 Mars 2016

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