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Série de crimes à Settat

Grande panique à Deroua du fait de l’insécurité




Série de crimes à Settat
Grande panique à Deroua. Des associatifs locaux crient au scandale et affirment que la situation sécuritaire est grave dans cette petite localité de Berrechid. « La situation est on ne peut plus préoccupante. Elle suscite actuellement une grande inquiétude au sein de la population qui éprouve le sentiment d’insécurité. Laquelle est, d’ailleurs, toujours sous le choc après le meurtre de deux petites filles à douar Laathamna et l’agression violente contre un trisomique, il y a quelques jours », lancent les mêmes voix associatives.
Mohamed Aboulfida, un associatif local, a déclaré à Libé, non sans colère: «Deroua est devenu un point noir en matière de criminalité. Les derniers mois auront été marqués par l’explosion de la criminalité sous toutes ses formes. Le phénomène a battu tous les records. Les gens sont attaqués en plein jour par des malfrats qui ont même franchi un pas dans leur acte criminel. Puisqu’ils n’hésitent pas à porter des armes blanches dont de grands coûteaux». Et de poursuivre : «L’apparition d’actes de violence et d’agression auxquels les habitants de Droua n’étaient pas habitués montre la gravité d’une situation devenue inquiétante». 
Selon Mohamed Aboulfid, président de l’Association de protection des consommateurs de Berrechid, la question de la sécurité pose problème dans la région. « Malgré les plaintes qui sont déposées par les citoyens auprès des services sécuritaires pour dénoncer les incidents de vol et d’agression devenus légion à Deroua, ces plaintes ne sont jamais prises au sérieux pour l’arrestation des malfaiteurs qui  n’hésitent pas à semer la panique dans la région », a-t-il souligné. 
«Et en tant qu’associatifs, nous avons, nous-mêmes, déposé plusieurs plaintes auprès de la gendarmerie Royale pour mettre la main sur ces criminels. Mais à aucun moment on n’a fait ce qu’il fallait faire contre cette délinquance qui règne ici. On attend toujours qu’il y ait un meurtre ou une agression pour lancer des poursuites judiciaires contre les mis en cause», a martelé Aboulfida, qui dénonce «une délinquance qui est à un taux jamais atteint dans la région ». Notre interlocuteur insiste: «Nous en voulons aux responsables de la sécurité qui n’ont pas fait le nécessaire dans l’affaire de l’agresseur des deux petites filles d’Ouled Laathamna décédées suite à cet acte criminel. Car le même individu incriminé, a été l’auteur d’une autre agression contre un trisomique, à quelques heures seulement avant le meurtre des deux petites fillettes. Nous avons été chez la gendarmerie pour déposer plainte contre cet individu, mais on n’a rien fait pour l’arrêter».
Mustapha Aaroud, le trisomique ayant fait l’objet d’une agression violente de la part du même meurtrier, a été emmené à l’hôpital Ibn Rochd à Casablanca. Pour voler les quelques affaires de Mustapha, le mis en cause l’a blessé, vendredi dernier, dans la soirée, en lui assénant des coups dans le dos, au cou, à la tête et au ventre. 
La victime, que nous avons rencontrée, ce mardi 22 avril, a pu rentrer chez elle, ce mercredi 23 avril, après avoir reçu les soins nécessaires. Pour l’heure, sa vie n’est pas en danger mais Mustapha a été extrêmement choqué psychologiquement par cette agression. 
Des éléments de la gendarmerie Royale de Douar Laâtamna, dans la province de Berrechid ont arrêté, le week-end dernier, le violeur et meurtrier présumé des deux fillettes, âgées respectivement de 8 et 10 ans, tuées par plusieurs coups de poignard à proximité de la ville de Settat.
Les deux victimes qui étaient cousines, ont été violées puis poignardées mortellement à plusieurs reprises sur toutes les parties de leurs corps. L’agresseur les aurait également défigurées avant de prendre la fuite. L'une est morte sur place alors que la seconde a rendu l'âme sur le chemin de l'hôpital.
Le présumé criminel, un jeune de 23 ans, a été présenté, ce mardi 22 avril, au procureur du Roi près le tribunal d’appel pour homicide, viol et «violence sur personnes vulnérables», a-t-on appris de source judiciaire. 

N. C
Jeudi 24 Avril 2014

Lu 1297 fois


1.Posté par manal le 24/04/2014 12:40
Une justice ferme ,plus de fonctionnaires de police,"une police de proximitée",des cameras de surveillance.
Et non des policier fainiants et corompus .
La population est livrée a elle meme ,la drogue n est pas combattue et les petits dealers se croivent intouchable.

2.Posté par jawad le 24/04/2014 21:33
Les affirmations selon lesquelles la police ne prend jamais les plaintes au sérieux avant qu'il y ait meurtre ou agressions avec violence sont tout à fait vrai. Et cela ne se limite pas à la ville de Settat. Les délinquants savent bien que la police traine des pieds pour faire son travail et ils en profitent allègrement.

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