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Seize jours de mobilisation contre la violence faite aux femmes




Dans le cadre de la campagne des « 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre », le Bureau multi-pays de l’ONU-Femmes au Maghreb a donné, vendredi 25 novembre, le coup d’envoi d’une série d’évènements pour attirer l’attention et galvaniser l’action collective en vue d’éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. Ces évènements auront pour objectif de sensibiliser toutes les composantes de la société à la lutte contre la violence à l’égard des femmes pour mettre fin à ce fléau qui touche une femme sur trois dans le monde, et plus de six millions de femmes marocaines.
D’après un communiqué de presse de l’ONU-Femmes, le Maroc a récemment accompli des progrès significatifs dans la réponse aux violences faites aux femmes, mais ces avancées «doivent être davantage consolidés, notamment par un accès renforcé des femmes à la justice, la lutte contre l’impunité à l’égard des auteurs des violences et une politique préventive ». Et la même source d’ajouter : «L’ONU-Femmes est très attentive au processus entamé avec l’adoption attendue du projet de loi 103-13 spécifique à la lutte contre la violence faite aux femmes pour qu’il soit conforme aux standards internationaux et pour qu’il offre une protection multisectorielle et efficace à toutes les femmes, dans toutes les situations de violence».
ONU-Femmes a également exprimé son vœu de voir «les chantiers législatifs relatifs à la prévention de la violence, à la protection et à la prise en charge des femmes et des filles, rapidement adoptés, tout en permettant de refléter les standards et normes internationaux auxquels le Maroc a adhéré soulignant que leur mise en œuvre doit être accompagnée des moyens nécessaires».
Plusieurs associations marocaines défendant les droits des femmes ont organisé, en l’occasion, des activités. La Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes  a ainsi organisé ces vendredi et samedi une conférence internationale à Casablanca en vue d’élaborer une vision claire en ce qui concerne la réalité de la violence contre les femmes dans les pays du Grand Maghreb et le Moyen-Orient, ainsi que les mécanismes efficaces pour garantir la protection des femmes de cette violence.
L’Union de l’action féministe a, pour sa part, donné hier une conférence de presse à Rabat pour présenter le rapport du Réseau des centres d’écoute Annajda et celui sur la campagne de plaidoyer pour l’adoption d’une loi globale de lutte contre la violence à l’égard des femmes.
Selon Zahra Wardi, l’une des dirigeantes de cette ONG, les chiffres avancés par le rapport des centres Annajda sont alarmants. Elle a, en effet, affirmé que les cas de violence à l’égard des femmes ont augmenté au cours de cette année comme le montre le rapport élaboré par le Centre d’écoute d’Annajda qui est installé dans 14 villes du Royaume comme Rabat, Casablanca, Dakhla, Safi, Errachidia, Agadir, Larache, Khouribga. Elle a, par ailleurs, déploré le manque de statistiques officielles concernant ce fléau, tout en soulignant qu’en l’absence de chiffres réels de ce phénomène, il est extrêmement difficile d’élaborer une politique publique efficiente et efficace pour y mettre fin.
Dans le même cadre, Oxfam, ONG internationale, a lancé une campagne de sensibilisation dans plusieurs pays dont le Maroc, l’Indonésie, l’Inde, le Pakistan et le Guatemala pour lutter contre la violence à l’égard des femmes.
«Pour mettre fin à la vulnérabilité des droits des femmes, cette ONG a initié une nouvelle campagne à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes», a indiqué l’agence espagnole Europa Press.
L’ONG considère ainsi que la lutte contre les inégalités entre les hommes et les femmes est d’une importance vitale pour mettre fin à la violence du genre dans le monde, estimant que plus de 700 millions de filles ont été obligées de se marier.
«La violence à l’égard des femmes revêt plusieurs formes, depuis le mariage des mineures et la mutilation génitale jusqu’à l’assassinat. Néanmoins, il s’agit d’un cercle vicieux que nous pourrons rompre. Il est temps de dire «Ça suffit»!», a martelé la directrice d’Oxfam, Winnie Byanyima.

T. Mourad
Samedi 26 Novembre 2016

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