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Section Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat (SNESup) dénonce : Les insuffisances d’un projet




Dans sa démarche visant l’amélioration des conditions de travail et de prise en charge des patients au Centre hospitalier Ibn Sina (CHIS), le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup) section Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat a entrepris depuis plusieurs mois des actions auprès des différents responsables. Le SNESup section Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat dénonce la manière avec laquelle l’administration a élaboré le projet  de restructuration de HER  pour les raisons suivantes :
1-Le projet est proposé sans assise juridique, alors  qu’une réforme hospitalière est en pleine préparation et devrait être la base de toute restructuration. A l’heure où  une concertation nationale est en cours pour la mise en place d’une réforme du système de santé, les enseignants de HER se considèrent partie prenante de cette réflexion intégrée.
2- La commission de réflexion dont les membres ont été désignés par l’administration a exclu les directeurs des UPR et les compétences professionnelles relevant de cet hôpital.
 3- La Commission médicale consultative (CMC), outil réglementaire qui garantit une gestion démocratique  de l’hôpital, a été complètement écartée. Tenant compte de ces réalités, et convaincus de la nécessité d’une approche participative dans l’élaboration de tout projet de réorganisation,  les enseignants de l’hôpital   dénoncent la manière précipitée de la préparation du projet de restructuration et les propositions qui en ont découlé.
L’analyse  erronée et infondée des chiffres  avancés par l’administration a débouché sur un nouveau découpage des services, et une organisation en pôles réunissant des spécialités ou des activités incompatibles, car ne prenant en considération que des indicateurs tels  la durée moyenne du séjour ou le taux d’occupation moyen, qui sont influencés par le retard de récupération des résultats des bilans, par le dysfonctionnement du bloc opératoire, le manque des médecins anesthésistes, le manque cruel de moyens et de ressources humaines … Tous ces dysfonctionnements sont ignorés  par le médecin chef de l’établissement, etc.
Ainsi, et s’agissant de l’avenir des soins de l’enfant marocain et  de tout un hôpital qui a une double mission, celle  des soins pour la population et celle de la formation des futurs médecins, les enseignants rejettent les solutions parcellaires importées qui ne tiennent pas compte des spécificités locales et épidémiologiques, dénoncent la gestion archaïque et non démocratique  de l’hôpital  et demandent que tout changement de gestion ou restructuration soit élaboré dans un carde de dialogue et de politique de partage pour un succès garanti et une adhésion des professionnels et  sollicitent l’intervention des deux ministères de tutelle.

Le Bureau
Lundi 2 Juillet 2012

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