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SIEL de Casablanca : Bensalem Himmich ose le renouveau culturel




«En quoi cette édition sera différente des autres? ». Cette question que l’on se pose à chaque édition du Salon du livre est presque restée sans lendemain tant les éditions s’assemblaient et se ressemblaient. Les fidèles habitués de cette grand-messe auront à peu près perdu l’espoir de ce renouveau culturel tant attendu. Or, cette attente risque d’être finalement comblée. C’est en tous cas ce qu’a promis l’actuel ministre de la Culture, lors d’une conférence de presse organisée lundi 8 février à Casablanca. « Cette 16ème édition du SIEL marquera un tournant qualitatif dans l’histoire de cette grand-messe de l’édition et du livre », a annoncé Bensalem Himmich. Et ce sont ces Marocains du monde, invités d’honneur de cette 16ème édition, qui feront la différence.
C’est une première innovation, et pas des moindres, à mettre à l’actif des organisateurs. L’idée peut paraître à première vue problématique, d’autant plus que ces talents marocains d’ailleurs ne peuvent en aucune manière être des invités chez eux ! Soit. Mais qu’à cela ne tienne, il s’agit ici d’hommage que notre pays veut bien rendre à ses enfants qui ont réussi sous d’autres horizons. Ces brillants « ambassadeurs » du Maroc méritaient bel et bien ce geste de reconnaissance de la part de leur pays d’origine. Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la communauté marocaine à l’étranger, a parlé d’avènement d’une nouvelle élite marocaine à travers le monde, ayant fait de brillantes preuves tant en culture, politique qu’en économie. C’est cette élite qui créera l’événement de cette 16ème édition. « Certes, il n’y a pas que le Maroc qui compte l’une des plus fortes communautés à l’étranger. Mais je dois vous assurer que c’est presque la première fois qu’un pays consacre une manifestation de cette ampleur à ces ressortissants immigrés», a relevé le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, Driss El Yazami. Le ministère de la Culture, le ministère chargé de cette communauté et le CCME n’ont pas lésiné sur les moyens pour donner à cet événement sa véritable dimension. L’une des plus grandes bibliothèques de la littérature de l’immigration a été aménagée dans un stand MRE se déployant sur une superficie de 270 m2. Ce sont pas moins de 30 tables rondes et rencontres-débat autour de la littérature immigrée qui sont également au programme, ceci sans compter les hommages qui seront rendus à des symboles, morts ou encore vivants, de cette littérature, dont Driss Chraïbi, Mohamed Kheïreddine, Mohamed Leftah, Mohamed Bahi, Edmond Amrane El Maleh et Jean Genet. Et comme pour joindre l’utile à l’agréable, les organisateurs prévoient plusieurs soirées de musique qui seront animées par des artistes d’ici et d’ailleurs.
L’autre grande nouveauté de cette 16ème édition, l’organisation de ce que le ministre Himmich a appelé « les Olympiades de la récitation ». Par cette manifestation, il s’agit de tester la capacité des élèves à apprendre par cœur des textes littéraires (poésie notamment). Près de 18 élèves disputeront la finale de cette épreuve, en présence d’un jury composé d’hommes et de femmes des lettres.
S’agissant des débats intellectuels, le 16ème SIEL invite une pléiade d’intellectuels, marocains et étrangers, pour débattre de thèmes interpellant notre pays et notre époque plus généralement. Parmi les invités de marque, il y a lieu de citer l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin. Ce dernier interviendra vendredi après-midi sous le thème « La culture pour vivre dans le monde d’aujourd’hui ». Parallèlement à cette intervention, plusieurs ministres de la Culture, invités de Bahreïn, d’Algérie et de Palestine, parleront de leurs expériences respectives dans la gestion des affaires culturelles.
Et ce n’est pas tout… En signe de reconnaissance, le 16ème SIEL rendra un hommage posthume à des intellectuels marocains qui nous ont quittés dernièrement. Il est question, entre autres, d’Abdelkbir Khatibi, Abdelhadi Boutaleb et Mostapha El Kasri. Les trois grandes salles aménagées au sein du Salon ont d’ailleurs été baptisées du nom de ces regrettés intellectuels. 

A.J
Mercredi 10 Février 2010

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