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Reprise des négociations sur le nucléaire iranien

L’ayatollah Ali Khamenei affiche son optimisme




Reprise des  négociations sur  le nucléaire iranien
 
Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré lundi qu’il n’était pas optimiste sur l’issue des pourparlers sur le programme nucléaire qui reprennent mardi à Vienne avec les grandes puissances du P5+1 mais a ajouté qu’il n’y était pas opposé.
«J’ai déjà indiqué que je ne suis pas optimiste sur ces pourparlers et que cela ne nous mènera nulle part, mais je n’y suis pas opposé non plus», a-t-il dit, cité par l’agence officielle de presse Irna.
Les négociateurs de l’Iran et des puissances du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne) doivent se retrouver mardi à Vienne, au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour une nouvelle série de discussions.
L’Iran a suspendu ses activités nucléaires les plus sensibles dans le cadre de l’accord provisoire conclu avec les six grandes puissances le 24 novembre dernier à Genève.
Cet accord intérimaire est entré en vigueur le 20 janvier, ouvrant une période de six mois durant laquelle l’Iran et le groupe P5+1 vont tenter de parvenir à un règlement définitif du contentieux sur le programme nucléaire iranien. «Ce que notre ministère des Affaires étrangères et nos représentants ont commencé se poursuivra et l’Iran n’enfreindra pas ses (promesses) mais je le redis: ceci ne sert à rien et ne nous conduira nulle part», a insisté l’ayatollah Khamenei en déplacement dans la ville de Tabriz.
Le guide suprême, à qui revient le dernier mot dans les affaires régaliennes, n’a apporté qu’un soutien mesuré aux efforts entrepris par le président iranien Hassan Rohani, élu en juin dernier, pour négocier une issue à la crise sur le nucléaire qui dure depuis plus de dix ans.
Si les discussions aboutissent, si un compromis historique est trouvé, les tensions pourraient retomber entre la république islamique et les puissances occidentales, et le risque d’une escalade militaire au Moyen-Orient s’éloignerait.
Mais la méfiance et le fossé qui séparent les deux camps rendent tout optimisme déplacé. Le président américain Barack Obama lui-même juge que les chances de succès n’excèdent par les 50%. Les gouvernements occidentaux semblent avoir renoncé à l’idée, pourtant précisée dans les résolutions votées à l’Onu par le Conseil de sécurité depuis 2006, d’amener l’Iran à suspendre l’aspect le plus controversé de son programme nucléaire: l’enrichissement de l’uranium, qui peut être porté à des degrés militaires et permettre la fabrication de la bombe atomique. En privé, des diplomates expliquent que le programme nucléaire iranien est de toute façon trop avancé pour que Téhéran accepte son démantèlement complet.
Mais si l’Iran pourrait être autorisé à conserver une capacité limitée d’enrichissement, les Occidentaux tenteront d’obtenir la garantie que la fabrication de l’arme atomique prendra suffisamment de temps pour qu’ils puissent réagir et éventuellement la stopper.
AFP
 
 


Mardi 18 Février 2014

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