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Reprise des cours à Tiznit : Rentrée scolaire sous de bons auspices




Reprise des cours à Tiznit : Rentrée scolaire sous de bons auspices
La rentrée scolaire 2010-2011 à Tiznit qui coïncide avec la deuxième année de la mise en vigueur de l’application du Plan d’urgence, est marquée par de palpables  améliorations au niveau du taux de scolarisation ainsi que de l’état de l’infrastructure scolaire dans la province, ce qui s’est répercuté positivement sur les indicateurs de la  qualité de l’enseignement. Ainsi, on constate la réalisation d’une grande avancée du pourcentage de la scolarisation des élèves âgés de moins de 6 ans, notamment en milieu rural, où il a  atteint 86% auprès des filles et 88,7% parmi les garçons. Des chiffres prometteurs quant à la lutte contre la non scolarisation des élèves habitant ces espaces reculés et montagneux. Ceci au moment où 99,9% des enfants de même âge, sont scolarisés dans les centres urbains de la province. Pour ce qui est des élèves atteignant l’âge de scolarisation à la première classe du primaire, 2949 apprenants, dont 1401 filles, sont inscrits à l’école. Opérant ainsi un bond  spectaculaire en la matière.
S’agissant du niveau de la première année collégiale, les prévisions font état de quelque 3273 élèves qui devraient accéder aux  bancs des collèges et annexes. Ce qui s’explique par une nette amélioration des structures scolaires de proximité et partant par la diminution de l’abandon scolaire. Il faut dire que les mécanismes d’encouragement  à la scolarisation et de rétention des élèves à l’école y sont pour beaucoup. Sachant que le nombre d’établissements scolaires dont les élèves ont bénéficié, dans le cadre de l’initiative Royale d’un million de cartables, augmente chaque année.
Par ailleurs, le nombre de cantines scolaires sera renforcé cette année par l’ouverture de 32  autres unités. Faisant ainsi passer le nombre de bénéficiaires de 15.500 (dont 8460 filles) à 18.000; soit une augmentation de 16,2% en comparaison avec la précédente session scolaire. Quant aux bourses octroyées aux élèves afin de poursuivre leurs études  secondaires loin des foyers paternels, ce qui leur permet ainsi de «séjourner» dans des internats des différents collèges et lycées de la province ou dans les Maisons de l’étudiant (Dar Talib), les prévisions tablent sur 3672,  3213 et 78 apprenants, respectivement au niveau de l’enseignement  collégial, qualifiant et primaire.
La rentrée scolaire 2010 se distingue également par un franc développement de l’offre éducative à travers l’extension des infrastructures scolaires, la mise à niveau et la requalification  de l’existant. En effet, 16 collèges et lycées qualifiants, dont 10 du milieu rural, sont touchés par des travaux d’aménagement. Il s’agit de l’annexe collégiale de Tarswat, des collèges : Idriss II, Anzi, Errazi, El Maâdar, Ibnou Khaldoun, Sahel, El Wahda, Imam Malik, Moulay Slimane, Al Atlas et des lycées Essalam, Ibnou Soulaymane Arrasmouki et Hassan II. Respectivement à Aît Ouafka, Anzi, Tighmi, El Maâdar, Bounaâmane, Tiznit, Tafraout, Reggada Tiznit, Aît Ouafka et finalement Tighmi. Ceci au moment où 20 groupements scolaires ruraux sont branchés à l’eau potable. Dont un secteur scolaire à la commune d’Amelne, un autre à Anzi,  Arbâa Rsmouka, Sidi Bouâabdalli et El Maâdar.  Alors que ces travaux ont bénéficié à 3 secteurs scolaires de Arbâa Sahel, le même nombre à Bounaâmane, et 5 à Tnine Aglou. 13 autres secteurs scolaires, toujours dans le milieu rural, sont reliés au réseau électrique. Deux d’entre eux relèvent de la commune d’Aflla-Ighir, 4 d’Idaggougmar, 2 de Sahel et 1 secteur dans chacune des communes de  Rasmouka, de Sidi Bouâabdalli et  Tizoughrane. La construction des sanitaires, quant à elle, a concerné 5 groupements scolaires ruraux : 2 à Aît Hmed,1 à Afella-Ighir, 1 à Aît Ouafka et enfin 1 à Wijjane près de Tiznit. Les travaux d’aménagement des classes sont menés dans 12 classes relevant des écoles primaires de la province. 3 de ces classes de cours appartiennent à la commune d’Aglou, 2 à la municipalité de Tiznit, 2 à celle de Wijjane, une à Sidi Hmad Omoussa et  une autre à la commune Reggada.
Toujours dans le registre du renforcement des structures scolaires dans la perspective de pallier les besoins, l’on a procédé à la construction de l’école Ibnou Hazm à Tiznit  ainsi que deux internats dans deux collèges, l’un appartenant à la  commune d’El Maâdar et l’autre à celle de  Sahel;  l’extension du lycée  Imam Malik de Tiznit; l’édification de deux Centres d’orientation; la restauration de 4 classes dans des écoles primaires; la construction  et l’équipement de 4 autres (2 à Aglou, 1 à Bounaâmane et 1 à El Maâdar).
Pour ce qui est des infrastructures sportives, des restaurations ont  été réalisées dans 4 écoles primaires (Une à Rasmouka, 2 à Aglou et une autre  à Reggada). Du coup, le nombre de classes disponibles a connu un accroissement notable. Les prévisions à ce propos dépassent même les besoins en la matière. Elle ont atteint, par exemple dans le milieu rural, 1883 classes. Toutes ces réalisations ont eu un impact sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Surtout qu’elles ont permis d’atténuer l’acuité de certains phénomènes, tels que le sureffectif et la classe unique.  Selon nos sources à la délégation de l’Education à Tiznit, les classes anti-pédagogiques à 45 élèves n’existent plus. Dans la majorité des écoles, cet effectif a largement baissé pour se fixer au chiffre de 24 apprenants. 

Une caravane de sensibilisation

Dans le cadre des efforts déployés pour la généralisation et le renforcement de la scolarisation des enfants, notamment dans le milieu rural, une caravane présidée par le délégué de l’Education à Tiznit, accompagné de nombreux chefs de services, ont sillonné les cercles de Tiznit, Anzi et Tafraout, plusieurs jours durant. Organisant des rencontres avec les autorités, les parents d’élèves, les associations représentatives  et les élus de ces régions. Pour encourager et convaincre les élèves non inscrits,  autant que ceux ayant abandonné leur scolarité, à regagner les bancs de l’école.  Lors de ces réunions, des exposés de sensibilisation aux effets néfastes de la déperdition scolaire, particulièrement chez les filles rurales, sont organisés à l’intention des parents d’élèves, afin de lutter pour l’éradication de certaines mentalités réticentes ou arriérées prévalant encore chez de nombreuses familles rurales quant à la scolarisation des filles. Ceci se traduit tristement par des chiffres affligeants. Sachant que 632 élèves, dont 447, soit 71% des filles n’ont pas repris le chemin de leurs collèges cette année au niveau des trois cercles de la province. Pour encourager une tendance à la baisse, plusieurs cellules formées de membres relevant des autorités locales, des associations des parents d’élèves et des directeurs des écoles continueront des prises de contact et réunions dans les différentes régions touchées par ces fléaux.


IDRISS OUCHAGOUR
Samedi 2 Octobre 2010

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