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Renault-Nissan rétrograde

Les retards enregistrés par le constructeur automobile à Tanger inquiètent




Renault-Nissan rétrograde
Une guerre commerciale sans merci est menée ces derniers temps contre le Maroc. Ni les sorties médiatiques rassurantes du ministre de l'Industrie et du Commerce ni les démentis réguliers des différents responsables de Renault-Nissan n'ont, semble-t-il, suffi à mettre fin aux doutes des concurrents de la construction par ce groupe franco-japonais d'une unité de fabrication à Tanger.
Deux constats s'imposent pour mieux comprendre cette question.
En premier lieu, le secteur automobile subit actuellement et de plein fouet les effets néfastes de la crise financière internationale. Dans ces conditions, il ne serait pas étonnant que Renault-Nissan repousse la mise en service de son unité de production de Tanger à la seule condition que ce tandem reste uni. C'est normal, d'autant plus que ce constructeur est obligé de s'adapter à la conjoncture économique mondiale. Il faut garder à l'esprit que la crise du secteur automobile mondial s'est concrétisée, par l'intervention des Etats qui ont injecté des milliards de dollars dans les trésoreries des grands fabricants, notamment aux Etats-Unis d'Amérique, en Allemagne et dans d'autres pays asiatiques.
En second lieu, la réaction des médias espagnols et dans une moindre mesure algériens ces derniers temps s'inscrit dans la continuité de l'opposition souvent injustifiée à tout grand projet au Maroc. L'exemple type n'est autre que le complexe portuaire Tanger-Med qui a suscité, lui aussi, autant d'écrits pour la raison, dit-on, qu'il menace le Port d'Algésiras et qu'il risque d'asphyxier les deux villes sous occupation espagnole, en l'occurrence Sebta et Mellilia.
N'empêche que le projet Renault-Nissan enregistre un retard par rapport au calendrier initial et que les Japonais de Nissan auraient exprimé leur peu d'intérêt (conjoncture internationale de crise oblige) pour ce projet. Le constructeur automobile japonais aurait, en effet, indiqué vendredi à Tokyo qu'il était en train de réexaminer sa participation au projet d'usine commune à Tanger, en raison de la crise économique mondiale. Cependant, ce qui importe pour le Maroc, c'est la dynamique déclenchée dès l'annonce de la construction de cette usine au Maroc. Il faut, donc, capitaliser sur ce qui a été réalisé et repenser l'avenir avec plus de sérénité. Pour le reste, c'est une question de compétitivité de l'offre marocaine ayant convaincu les Français à venir s'installer au Maroc et à s'engager à monter leur grande affaire. Ce qui est, par conséquent, vrai pour le moment, c'est que « la sortie de la première Renault construite dans la future usine Renault-Nissan pourrait être repoussée de quelques mois», tiennent à déclarer les responsables communication et porte-parole dudit Groupe. En dépit de ces déclarations, « l'ensemble du projet industriel Renault-Nissan continue, comme les travaux de terrassement pour la future usine», a rapporté l'AFP. De mauvais augures rappellent à cet effet la friche des terrassements qui continuent à rafraîchir notre mémoire du côté de Deroua non loin de l'aéroport international Mohammed V et le grand panneau qui porte le nom d'une multinationale asiatique qui a faussé compagnie au Maroc.
Il est également rapporté, ce qui n'a d'ailleurs rien d’un scoop, que « le véhicule que Renault prévoit de construire près de Tanger sera une voiture à bas coût, reposant sur la plateforme de Logan ».
Par ailleurs et sur le marché marocain Renault-Maroc (Renault+Dacia) a vendu 34.253 véhicules (VP/VU) en 2008, soit 28,2% du Marché toutes marques (MTM) marocain.
La Somaca a réalisé en 2008 une production record : plus de 41.000 véhicules ont été fabriqués sur le site de Renault à Casablanca. Cette marque confirme, donc, sa position de leader acquise en 2004, avec un volume de ventes de 19.295 unités en 2008. La marque Dacia occupe la deuxième place du marché marocain depuis 2006 avec 14.958 ventes. Logan reste le véhicule le plus vendu au Maroc depuis 2006, toutes marques et modèles confondus. En matière de pièces de rechange et accessoires, 2008 a vu une progression de cette activité de 12% vs. 2007.
Un communiqué ajoute que Renault maintient en 2008 sa place sur le marché marocain avec près de 19.300 véhicules vendus. Cette réalisation se traduit par une part de marché de 15,9 % et une progression des ventes de 10,1% par rapport à 2007.
Kangoo (VP + VU) a connu une année record, dépassant en 2008 les 11.780 véhicules vendus et demeurant pour la 2ème année consécutive le deuxième véhicule le plus vendu au Royaume.
Concernant les ventes de véhicules importés, Renault occupe la 3ème place du marché avec 6.520 véhicules vendus.
Sur le marché des véhicules utilitaires, représenté par 75% de Pick-up, Renault se place à la 4ème place de la catégorie alors que la marque ne dispose pas de Pick-up dans sa gamme.

kadimimohamed@yahoo.fr


Mohamed Kadimi
Mercredi 28 Janvier 2009

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