Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Recul du C.A de 5,3%, EBITA en retrait de 15,4 % et baisse du RNPG de 22% : Maroc Telecom résiste malgré l’érosion de ses résultats




Recul du C.A de 5,3%, EBITA en retrait de 15,4 % et baisse du RNPG de 22% : Maroc Telecom résiste malgré l’érosion de ses résultats
«Il n’y a aucune opération de vente en cours», dixit le président directeur général de Maroc Telecom, qui tient tout aussitôt à préciser que « l’on ne sait jamais ce que l’avenir pourrait nous réserver. »  C’est ainsi qu’Abdeslam Ahizoune a choisi de riposter aux rumeurs qui  circulent depuis avril dernier, sur une possible cession des parts de Vivendi dans le capital de Maroc Telecom ainsi que d’autres filiales internationales du groupe français comme GVT et Activision. 
Intervenant lors d’une conférence de presse, tenue avant-hier à Casablanca, le PDG d’IAM a indiqué que tous les scénarios sont envisageables et qu’il ne sera pas étonné si l’un d’entre eux se réalise. « Aujourd’hui, Maroc  Telecom fonctionne normalement comme auparavant et il continuera », a-t-il précisé.
Et qu’en est-il des  dernières nominations au Conseil de surveillance de Maroc Telecom ? N’augurent-elles pas d’un changement de stratégie ou  d’une restructuration de l’entreprise ? « Non, répond le PDG, il s’agit bel et bien d’une simple opération de remplacement de gens qui sont partis ailleurs. Ni plus ni moins ». D’après lui, la stratégie de l’entreprise change tous les jours, vu les évolutions  du marché et la volatilité de la clientèle.   
Concernant le plan de départ volontaire lancé dernièrement par  l’opérateur historique, M.Ahizoune a indiqué que cette opération fonctionnait à merveille et qu’elle connaissait un vrai succès puisqu’elle serait généreuse d’après lui. En effet, IAM a proposé aux prétendants au départ volontaire une indemnité qui équivaut à 2 mois de salaire par année d’ancienneté, ce qui équivaut à 48 mois pour un salarié qui a 24 ans de service. Le montant de l’indemnité est toutefois plafonné de manière à ce qu’il ne dépasse pas la moitié du volume des salaires correspondant à la durée restante jusqu’à l’âge de la retraite. 
Pourtant, aucune indication n’a été fournie quant au nombre d’employés ayant souscrit au départ ni le coût de cette opération. A ce jour, seuls 800 salariés ont quitté l’entreprise volontairement. « Les chiffres concernant cette opération relayés par certains organes de presse sont faux. Mais, je peux vous affirmer que l’opération sera poursuivie tant qu’il y aura des métiers en déperdition », a-t-il déclaré tout en précisant que le départ volontaire n’est pas automatiquement validé et qu’IAM continuera à recruter notamment parmi les jeunes diplômés.   S’agissant des résultats financiers  du premier semestre 2012, Abdeslam Ahizoune a indiqué que le chiffre d’affaires consolidé du groupe a baissé de 1% pour s’établir à 15,1 milliards de dirham ; cela est dû à la baisse des prix de 28% et à l’augmentation du nombre des usagers de 40%. 
Une baisse qui aurait pu être plus importante, si ce n’était la forte progression des revenus en Afrique, qui s’accroissent de 21%, compensant les 5,3% de chiffre d’affaires perdus au Maroc. 
Le résultat opérationnel du groupe serait à 5,9 milliards, en baisse de seulement 2,3% par rapport à l’année dernière.
Côté exploitation, le résultat opérationnel consolidé enregistre une baisse de 15,4% à 5,1 milliards de dirhams (460 millions d’euros). Ce repli s’explique, selon l’opérateur historique, par la hausse des charges d’amortissement liée à l’important programme d’investissements de l’opérateur, notamment en Afrique, mais également à la provision pour restructuration de 800 millions de dirhams qui doit couvrir les dépenses du plan de départ volontaire initié en fin de semestre. 
Le résultat net part du groupe (RNPG) s’est effrité de 22% à 3,1 milliards de dirhams à la fin juin 2012. Outre la provision pour restructuration, la contribution au Fonds de solidarité nationale y est également pour quelque chose. Instaurée par le nouveau gouvernement marocain, cette taxe qui ne dit pas encore son nom est appliquée depuis mai 2012 à toute entreprise gagnant plus de 100 millions de dirhams (9 millions d’euros), à hauteur de 2,5% de son bénéfice net. Maroc Telecom n’y a donc pas échappé.
 
 
 
 

Libé
Jeudi 26 Juillet 2012

Lu 869 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs