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Recep Tayyip Erdogan s'apprête à briguer un nouveau mandat à la tête de la Turquie

Favori du nouveau scrutin, il deviendrait le dirigeant ayant le plus régné depuis Mustafa Kemal Atatürk




Recep Tayyip Erdogan s'apprête à briguer un nouveau mandat à la tête de la Turquie
Le Premier ministre islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, qui dirige sans partage la Turquie depuis 11 ans, doit annoncer mardi sa candidature au scrutin présidentiel des 10 et 24 août, disputé pour la première fois au suffrage universel direct. A 60 ans, l'homme fort de la Turquie devrait, sauf surprise, être élu pour cinq ans au sommet de l'Etat et devenir ainsi le dirigeant qui a régné le plus longtemps sur le pays depuis le fondateur de la République turque Mustafa Kemal Atatürk. A son programme, Erdogan devrait détailler sa vision d'une "ère nouvelle" pour la Turquie avec en ligne de mire une nouvelle Constitution qui transformera le système parlementaire turc en régime présidentiel, taillée à sa mesure, rapporte la presse.
Contraint par une règle interne du parti de quitter la tête du gouvernement à l'issue des élections législatives de 2015, Erdogan a fait savoir depuis des mois qu'il n'entendait pas mettre un terme à sa carrière politique. Souvent décrit, par ses partisans comme ses rivaux, comme le nouveau "sultan" de la Turquie, Erdogan reste de loin l'homme politique le plus populaire d'un pays à majorité conservatrice et attachée à la religion musulmane. S'il est considéré comme l'artisan du développement économique de la Turquie depuis le début des années 2000, le chef du gouvernement est toutefois aussi devenu, depuis un an, sa figure la plus contestée. Depuis la fronde de juin 2013, de nombreux Turcs lui reprochent sa dérive "autoritaire" et "islamiste" et dénoncent la corruption de son régime. La violente répression des manifestations qui le défient dans la rue et ses dernières lois renforçant le contrôle d'Internet ou de la justice lui ont également valu les critiques de ses alliés européens.
Tous les sondages le donnent néanmoins vainqueur du scrutin présidentiel, vraisemblablement dès le premier tour avec entre 52 et 56% des intentions de vote. Son principal adversaire Ekmeleddin Ihsanoglu, un intellectuel de l'islam de 70 ans, inconnu du grand public et novice en politique choisi par les deux principaux partis d'opposition, ne semble pas en mesure de lui contester sa victoire. Les chances de Selahattin Demirtas, député et candidat désigné lundi du principal parti pro-kurde HDP, paraissent tout aussi maigres. 

AFP
Mercredi 2 Juillet 2014

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