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Rebbah tacle les auto-écoles


Le ministre fait fi du dialogue et impose son cahier des charges



Rebbah tacle les auto-écoles
Aziz Rebbah, c’est le moins qu’on puisse dire, a pris de court les propriétaires des auto-écoles. L’ouverture des auto-écoles est désormais soumise à de nouvelles conditions. Un nouveau cahier des charges vient d’entrer en vigueur avec sa publication dans le Bulletin officiel. Les professionnels du secteur sont déçus de la rapidité de la publication de cette nouvelle réglementation au moment où le dialogue était en cours entre les propriétaires des auto-écoles et le ministère de l’Equipement et du Transport. « On est surpris par la publication du cahier des charges régissant l’activité des auto-écoles. Le dialogue devait se poursuivre sur trois points essentiels mais les responsables ont préféré la fuite en avant en  publiant ce nouveau cahier des charges. C’est une décision unilatérale », a affirmé à «Libé » M. Wafiya, président de la Fédération libre des propriétaires des auto-écoles au Maroc. Celui-ci a expliqué que les trois points restés en suspens avant la rupture du dialogue de la part du ministère sont la distance à respecter entre deux établissements, les tarifs en vigueur ainsi que le délai à respecter dans le passage entre les catégories du permis de conduire.  Du côté du ministère, c’est un autre son de cloche. Pour le département de tutelle, il s’agit d’organiser le secteur et d’appliquer un contrôle plus strict de cette profession. « La nouvelle réglementation dans ce secteur permettrait une meilleure visibilité et une meilleure organisation. Cependant, le nouveau cahier des charges ne sera pas appliqué aux auto-écoles déjà en place», a déclaré à « Libé », un conseiller du ministre. Le ministre a beau dire et expliquer que le cahier des charges ne concerne que les nouvelles ouvertures d’auto-écoles, il n’en reste pas moins que tout le secteur est touché par cette nouvelle réglementation. En effet, le nouveau cahier des charges  définit,  non seulement les capacités techniques et financières d’un établissement d’enseignement de conduite, mais aussi le volume horaire ainsi que les obligations d’information. Et on est à se demander comment on pourra se soustraire au nouveau cahier des charges qui spécifie l’entretien ainsi que la qualité et l’âge des véhicules utilisés.
Par ailleurs, la nouvelle réglementation exige du propriétaire (nouveau ou ancien) de  disposer d’une entité administrative comprenant le bureau du directeur, un  espace d’archivage, un  espace d’accueil et d’attente ainsi que des salles d’enseignement avec des critères et des superficies bien déterminés. Il est vrai que ce secteur a longtemps fonctionné dans l’anarchie avec l’octroi des autorisations moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes ; cependant, sa réglementation doit se faire à travers un débat et un dialogue avec les concernés, loin de toute hâte qui ne peut que nuire au secteur et avorter le projet de réforme tant attendu.

Kamal Mountassir
Mercredi 27 Février 2013

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