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Quand les mauvais choix font mauvais ménage : Gerets aurait-il un faible pour les joueurs à problèmes ?




Quand les mauvais choix font mauvais ménage  : Gerets aurait-il un faible pour les joueurs à problèmes ?
La liste des joueurs convoqués qui animent ce bon vieux championnat de football a laissé perplexe plus d’un amateur. Si, pour une majeure partie des appelés, il n’y a pas photo, tant moult indices, montrant quelque talent voire une certaine classe, sont d’une évidence, il y a cependant beaucoup à dire quant à d’autres choix pour le moins incompréhensibles aux yeux des habitués des gradins nationaux.
On savait le problème des gardiens de but en équipe nationale récurrent hé bien, Eric Gerets nous l’a confirmé en sélectionnant le gardien du Wydad  de Fès, Mohamed Amine Bourkadi. Sans a priori ni subjectivité aucune, Bourkadi reste un modeste keeper de championnat ni plus ni moins. D’ailleurs à sa dernière sortie au complexe Moulay Abdallah à Rabat, on l’a vu à l’œuvre, il a été l’artisan de la victoire du FUS. Un ballon déposé sur la tête de Bahri qui n’en demandait pas tant et un penalty offert gracieusement à ce même Bahri sur une sortie des plus hasardeuses où il loupait de la tête un ballon hors de ses 18 mètres. La belle bourde, le sélectionneur de nos Locaux l’aura récompensée par l’appel  illico presto de l’infortuné.
Autre choix qui fâche, la sélection de deux joueurs suspendus pour indiscipline, Yassine Salhi et Rachid Soulaimani par le comité du Raja, suite à un mauvais comportement dans les vestiaires après la rencontre contre le MAT perdue 2-0.  Le premier s’en est pris à son entraîneur Bertrand Marchand en l’agressant verbalement et même plus et le second a reproché plus qu’oralement à Ashraf Salim, le penalty concédé alors que les carottes étaient cuites pour le RCA.  
On savait les sentiments d’Eric Gerets à l’égard de ces deux égarés, mais là, le Belge vient de nous démontrer combien, de par un état affectif tout à fait complexe, il était en total déphasage avec la réalité du terrain en se désolidarisant de structures censées apporter la stabilité  à la discipline. Les sanctions à raison ou à tort pour indiscipline à l’encontre d’un joueur dès lors qu’un club les a prononcées et appliquées, doivent se répercuter au niveau de sa sélection en équipe nationale. De plus, en agissant ainsi, il déconsidère odieusement ses confrères de la profession.
Eric Gerets, en passant outre ces b.a.-ba, révèle une fois de plus cette fragilité qu’il avait déjà laissé paraître à travers la gestion calamiteuse du cas Adil Taarabt. En apportant cette réponse pour le moins insolite, il ferme les voies de l’assiduité et par conséquent en ouvre d’autres, à la négligence, au relâchement  et à l’indiscipline quant aux obligations à tenir par des joueurs supposés être professionnels depuis le début de saison.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mercredi 2 Mai 2012

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