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Quand les gares routières se transforment en milieux de criminalité

Des prestations de services qui laissent à désirer




Quand les gares routières se transforment en milieux de criminalité
Un jeune homme poignardé qui succombe à ses blessures à quelques mètres de la gare routière d’Essaouira, des prostituées ou supposées telles arrêtées non loin dudit endroit… autant de violences et d’agressions qui constituent une toile de fond de la fameuse gare routière de Mogador. Au-delà de ces faits dramatiques, c’est d’abord la qualité des services comme partout au Maroc qui prête le flanc à critique.  L’urgence d’une réforme du secteur se fait de plus en plus sentir.
A Essaouira, la situation suscite l’inquiétude des responsables et des habitants quant à l’image peu reluisante que renvoie la gare de la ville. «Qu’attendent les services compétents pour venir à bout de ces irrégularités  qui ternissent l’image de toute une  ville  dite paisible, pacifique et conviviale ? Qui protège l’agressivité, la violence, l’anarchie, la criminalité et la mainmise exercée par certains éléments qui tentent de garder la gare routière à la merci de leurs intrigues et leur tendance agressive?!», s’indigne un visiteur de Mogador profondément affecté par le comportement innommable d’un assistant du chauffeur d’un autocar.
Certes, la flotte des autocars a été progressivement rénovée, mais les mentalités de certains chauffeurs, de leurs assistants ainsi que de certains guichetiers reflètent un affreux chevauchement entre la volonté d’organiser le secteur d’une part, et la qualité des ressources humaines laissant à désirer d’autre part. «Il ne suffit pas de réaménager les gares routières et de rénover la flotte des autocars, il faut surtout mettre à niveau la qualité des services assurés par le personnel qui s’accroche toujours à une image stéréotypée. On a dans la plupart du temps affaire à des gens violents, impolis, irrespectueux, et prêts à vous agresser pour un oui ou pour un non!», a déclaré un citoyen qui a vécu une triste expérience à la gare routière de Meknès.
Que ce soit à Essaouira, Casablanca, Rabat, Meknès ou Fès, les témoignages recueillis sont tous unanimes quant à l’urgence d’une campagne d’assainissement et de régulation de la situation des  gares routières du Maroc. «Les voyageurs sont pris comme  otages par une catégorie de personnes violentes et parfois récidivistes dans les gares routières où sévit  la loi de la jungle. 
Les représentants du ministère du Transport ainsi que ceux de la Sûreté nationale sont généralement d’une passivité complice», s’indigne un visiteur de Fès.
Les usagers sont maintenant habitués à vivre des moments de terreur dans les gares routières. Ils doivent rester calmes et vigilants et se tenir à l’écart des accrochages et des provocations, en attendant que les services compétents prennent le taureau par les cornes.
 

Abdelali Khallad
Mardi 9 Septembre 2014

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