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Quand fête rime avec dépenses...

Des habits neufs, mais à quel prix ?




Quand fête rime avec dépenses...
Dernière ligne droite du Ramadan.  Une ambiance de fête règne partout. Les préparatifs vont bon train pour célébrer comme il se doit la fête de l’Aïd El Fitr. C’est également une grande source de préoccupation pour les ménages car cela rime avec dépenses. Plus que pour toute autre fête, les enfants attendent et exigent même parfois qu’on leur offre de nouveaux habits.  
Après les emplettes du mois de Ramadan, place donc à celles de l’Aïd El Fitr. Ce n’est pas toujours de gaité de cœur que les parents s’y prennent. C’est le cas de Rachida, mère de trois petites filles, qui est à  la recherche de bonnes affaires. «J’ai fait presque toutes les boutiques. Si le choix est varié, les prix sont très élevés et la qualité n’est pas souvent au rendez-vous», estime-t-elle. Et ce n’est pas Khadija, une autre mère au foyer qui dira le contraire. «Payer cher des vêtements ne donne guère l’assurance d’une bonne qualité. Parfois, il suffit d’un seul passage à la machine, et on les balance à la poubelle. Si ce n’est pas malheureux ! », déplore-t-elle. Un avis partagé par bon nombre de parents. 
Péniblement, les familles continuent à écumer les magasins à la recherche de précieux vêtements, chaussures et autres accessoires nécessaires pour le jour J. Un seul souci les anime, c’est d’allier qualité et prix abordable. «Les bonnes affaires existent bel et bien, il suffit de savoir les dénicher». C’est ce que déclare avec orgueil ce père de famille. «Il faut juste éviter les magasins situés dans les grandes artères, trop fréquentés du reste». Et de préciser :«Après moult recherches, je suis tombé sur une boutique située en pleine médina, qui ne paie certes pas de mine,  mais dont les articles n’ont rien à envier à ceux exposés dans les boutiques de grandes marques. C’est bien évidemment les prix qui font la différence ». 
Pour échapper à cette fièvre des prix qui caractérise cette période de l’année, certains parents semblent avoir trouvé la parade. Plus prévoyants, ils ont pris les devants en faisant leurs achats quelques semaines avant le début du mois de jeûne. «J’ai acheté tout le nécessaire pour l’Aïd bien avant le Ramadan. Maintenant, je suis tranquille», affirme Laila, une mère de deux enfants.  Mais, pour d’autres, le moment n’était pas propice pour faire les achats. «J’étais tentée de faire mes achats avant le Ramadan en toute tranquillité, sauf que les vêtements disponibles à cette période n’étaient pas intéressants». 
Loin de toute cette ambiance, Ahmed père de deux enfants, se place dans un autre esprit. « Cette année, la fête coïncide avec la date de notre départ en vacances. J’ai expliqué à mes enfants que le budget initialement prévu pour l’achat des habits neufs, leur servirait d’argent de poche durant le voyage. Une idée qu’ils se sont empressés d’applaudir, sans hésitation aucune».   

Nezha Mounir
Mercredi 23 Juillet 2014

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