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Pression sur Brasilia pour la reconnaissance de la pseudo-RASD

Larbi Messari : la diplomatie brésilienne est professionnelle, sérieuse et réfléchie




Pression sur Brasilia pour la reconnaissance de la pseudo-RASD
La Chambre des représentants brésilienne vient d’approuver au cours de cette semaine une motion rocambolesque faisant état de pression sur la présidente du pays, Dilma Rousseff, afin de reconnaître la pseudo-RASD. 
Selon l’information relayée par plusieurs médias, cette motion est appuyée par la majorité des partis politiques brésiliens, visant à nouer des relations diplomatiques avec la pseudo- RASD et faire pression pour élargir la mission de la Minurso. Quel crédit faut-il accorder à ces gesticulations ?
 «Cela rentre dans le cadre d’une précampagne électorale», a assuré, d’emblée, Larbi Messari, qui était ambassadeur du Maroc en Brésil au cours des années 80. L’on sait que les élections présidentielles brésiliennes auront lieu le 5 octobre prochain et dans lesquelles plusieurs candidats sont en lice : Dilma Rousseff du Parti des travailleurs, Marina Silva du Parti socialiste brésilien, Aécio Neves du Parti de la social-démocratie brésilienne, Pastor Everaldo du Parti social-chrétien, Luciana Genro du Parti socialiste et liberté, Eduardo Jorge Martins Alves Sobrinho du Parti vert, José Maria Eymael du Parti social-démocrate chrétien, José Maria du Parti socialiste des travailleurs unifié, Levy Fidelix du Parti rénovateur travailliste brésilien, Mauro Iasi du Parti communiste, et Rui Costa Pimenta du Parti de la cause ouvrière.Il s’agit, fort probablement, selon Larbi Messari, de surenchères qui font rage durant les campagnes électorales entre les partis politiques, ou d’une tentative de déstabiliser la présidente sortante, Dilma Rousseff, qui se présente encore une fois à cette élection. Pour cette raison, Larbi Messari, également ancien ministre dans le gouvernement de l’Alternance présidé par Abderrahman El Youssoufi, s’est montré confiant en affirmant que cette motion restera lettre morte. «Quand j’étais ambassadeur dans ce pays, la commission des relations extérieures approuva, à l’unanimité des partis politiques brésiliens, une motion pour que le Brésil reconnaisse le Polisario, mais elle n’a jamais été appliquée », s’est-il rappelé.
Selon lui, la diplomatie brésilienne est professionnelle, elle ne prend pas des décisions à la hâte. « C’est une diplomatie, explique-t-il, sérieuse et réfléchie ». Et d’ajouter : «Le Brésil prend dans ses relations internationales des positions proches de la gauche et s’attache à être indépendant dans sa politique étrangère. On a vu comment il a rappelé son ambassadeur en Israël à cause de la guerre contre Gaza, et comment la présidente du pays, Dilma Rousseff, a annulé, l’an dernier, une visite officielle aux Etats-Unis, parce qu’elle a été la cible de l’espionnage américain». En dépit de cette nouvelle donne, la prudence est de mise. Le Maroc est tenu de renforcer sa présence diplomatique dans les pays de l’Amérique du Sud et ses relations économiques, notamment avec le Brésil et soutenir également la diplomatie parallèle (Parlement, partis politiques et syndicats). Car les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, notamment l’Algérie et ses acolytes, ne ménagent aucun effort pour gagner plus d’adhérents à leur projet chimérique.  
 

Mourad Tabet
Samedi 6 Septembre 2014

Lu 2262 fois


1.Posté par ould mahfoud le 06/09/2014 06:33
Que peut faire ce pseudo rasd sans structures ni commandements légitimes si ce n est d attendre comme un toutou la permission de son maître pour pouvoir agir .......

2.Posté par sahara amazigh le 06/09/2014 07:31
*
Le sahara marocain n’est ni arabe ni occidental; mais c’est un sahara amazigh dont les vrais habitants sont les tribus amazighs de l’afrique du nord. Pour régler ce problème il faut revenir sur les frontières des tribus amazighs avant l’arrivée des arabes et des juifs de l’Est. Là on voit très bien que les tribus des Aït Youssi par exemple se répartissent du Moyen Atlas et Sais de Fès jusqu’à la région d’Aousred au sahara. Les Aït Atta, les Aït Hdidou, … ont une répartition géographique qui commence dans le Haut Atlas, se poursuit dans l’Anti Atlas et arrive jusqu’à la région de Dakhla. Donc les populations exogènes et coloniales qui sont venues de l’Asie (arabes et juifs), et celles venues de l’Europe (espagnoles et francais) n’ont pas le droit de partager et de diviser ces tribus amazighs dans deux territoires séparés. Ces populations amazighs sont là, et sans frontières, depuis et même avant le Paléolithique. Si le polisario veut construire un état arabe il n’a qu’à partir dans la peninsule arabique en Asie. Comme dit le proverbe marocain: »toute chose venant de l’Est est mauvaise; l’Homme et le vent ».

3.Posté par VIVOX le 07/09/2014 08:47
De quoi avoir peur sur l'intégrité territoriale , étant donné que le Maroc est le pays le pays le plus reconnaissant dans son identité millénaire d'Amazigh .Ce prolongement du Maroc sur le sahara amazigh n'est qu'une récupération de cette partie colonisée par les espagols , donc rien n'empèche les berbères marocains de retrouver les terres de leurs ancètres .
Comment se fait -il de créer un pays on lui accordant un nom bizzare qui n'appartient ni aux autoctones ni meme aux visiteurs ,c'est grave d'appeler un peuple tel, et que lui, est quelqu'un d'autre comme l'appellation des marocains sahraouis dont l'attribution de nom est l'arabe ,je regrette messieurs ; ce peuple marocain du sahara est berbère et dont la langue est HASSANIA , une variante amazigh .
Détrompez vous messieurs , le Maroc n'a fait que son boulot d'avoir réitégrer ces provinces à la mère patrie .

4.Posté par Khalid le 10/09/2014 17:14
Comme en Europe, les milieux travaillés au Brésil par Alger appartiennent pour la plupart à des tendances gauchistes, ou aux plus radicaux des partis ayant pignon sur rue. On y trouve aussi des écologistes, des défenseurs des droits des gays, du droit au logement, des sans papiers, du droit à l'avortement, des militants contre la pauvreté... Leur point commun, à part des anarchistes endurcis, c'est surtout la générosité. Il suffit qu'on leur baratine qu'il y a "au fond de l'Afrique" un peuple "opprimé par une méchante monarchie" pour qui'ils se sentent obligés d'apporter leur soutien. Autrement ce serait pour eux renier leur engagement militant. Au Brésil les Indiens posent des problèmes sérieux au gouvernement: ils sont pauvres, ils ont été massacrés, expulsés par les compagnies forestières et minières. Beaucoup de tribus vivotent grâce aux dons d'associations philanthropiques. Les élus qui connaissent cette question assimilent facilement la version algérienne du problème du Sahara à la détresse des Indiens du Brésil.

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