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Présentation de la politique énergétique devant la commission des secteurs productifs

La facture pétrolière s’est élevée à 65 milliards de DH en 2008




Au lieu de se pencher sur une nouvelle grille tarifaire susceptible de prendre en considération la baisse des prix des carburants sur le marché mondial, les responsables marocains optent pour une fuite en avant en évoquant les bienfaits du nouveau gasoil introduit sur le marché marocain. Outre, donc, le prix de commercialisation dudit gasoil, il est temps d’examiner avec profondeur la question de la sécurisation en quantité et en qualité de l’approvisionnement du pays en carburants. Il est même compréhensible d’accepter un carburant polluant, dans une phase transitoire à condition d’asseoir les bases solides d’une politique énergétique du pays. Le bouquet national demeure axé sur le charbon mais les autres alternatives méritent plus d’intérêt. Le ministère de tutelle évoque évidemment la diversification des ressources énergétiques, l’efficacité, la promotion des énergies renouvelables ainsi que la refonte de la politique énergétique qui va être financée, en partie, par l’Union européenne. N’empêche que les projets et les programmes mis en œuvre laissent apparaître que tout reste basé sur les scénarios classiques qui ont démontré leurs limites ainsi que leur incapacité à faire face à la hausse de la demande en énergie au Maroc.

C’est, d’ailleurs, cette politique qui est suivie par la ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement. Dans un exposé présenté, mardi, devant la commission des secteurs productifs  au titre de 2008, Amina Benkhadra a souligné en ce qui concerne la commercialisation du gasoil 50 ppm, que ce produit permettra de réduire les émissions de plomb et de soufre rejetées dans l’atmosphère respectivement de 760 et 54.000 tonnes annuellement. Et d’ajouter, d’après la MAP, qu’il a été procédé à partir de ce mois à la commercialisation du gasoil 50 ppm, soulignant que la facture pétrolière au titre de 2008 s’est élevée à 65 milliards de DH, alors que les dépenses énergétiques ont été estimées à 73 milliards de DH durant la même année.

Par ailleurs et de l’avis de Mme Benkhadra, le système énergétique national comporte plusieurs avantages en particulier l’accès commode aux sources d’énergie, l’existence d’un réseau organisé d’opérateurs et la restructuration du secteur.

Elle a, à cette occasion, passé en revue les principaux axes de la stratégie nationale en matière d’énergie, à savoir la sécurisation de l’approvisionnement énergétique, l’accès à l’énergie, la réalisation du développement durable et l’intégration régionale et internationale.

S’agissant du développement des modes de production énergétiques à l’horizon 2020-2030, la ministre a mis l’accent sur les potentialités structurelles du Maroc en matière d’approvisionnement en électricité, soulignant, à cet égard, que le Royaume dispose d’un potentiel d’énergie renouvelable et de matières premières (schistes bitumineux, uranium) à mettre en exploitation à moyen et à long termes outre sa position entre deux grands marchés d’électricité et de gaz (Espagne et Algérie).

Elle a également souligné l’existence d’un potentiel éolien important dont la capacité est de 6.000 MW au niveau des sites ayant fait l’objet d’étude et de 25.000 MW au niveau national.

Le Maroc possède également un potentiel de production d’énergie solaire plus important que celui du Sud de l’Europe (plus de 3.000 heures de rayons solaires), a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, Mme Benkhadra a indiqué que le Royaume adhère progressivement à la politique d’efficacité énergétique à travers l’élargissement du programme national d’optimisation de la consommation d’électricité et le lancement de trois initiatives d’efficacité énergétique à l’échelle nationale qui consistent en l‘amendement de la loi sur les constructions en vue d’intégrer l’efficacité énergétique dans les nouvelles bâtisses, la création de cités vertes et l’encouragement de la production commune dans le processus industriel, a rapporté la MAP.

En ce qui concerne le secteur pétrolier, la ministre a souligné que la stratégie nationale vise à réduire la part des produits pétroliers dans la balance énergétique, à garantir un stock de 90 jours en recourant aux énergies alternatives dans le secteur industriel au lieu des produits pétroliers, à améliorer l’efficacité dans l’utilisation du carburant dans le secteur du transport, à procéder progressivement à la libéralisation des marchés des autres produits tels l’essence, le fuel, le butane, et à renforcer l’arsenal juridique.

Elle a rappelé que le Maroc occupe la première place au niveau mondial en ce qui concerne les réserves de l’uranium extrait des phosphates et la quatrième place pour ce qui est des schistes bitumineux. Toutefois, c’est une déclaration qui nécessite des réponses sérieuses. Combien d’uranium produit-on au Maroc par an ? Quelles sont les utilisations faites au Royaume de l’uranium extrait ? et surtout qu’est-ce qui empêche le Royaume de recourir au  nucléaire en tant qu’option complémentaire ?



 


Mohamed Kadimi
Vendredi 16 Janvier 2009

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