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Pour une révision de la loi sur l’eau




Quand les acteurs associatifs du Sud-est débattent de la question de l’eau, ils se convertissent en experts en la matière. Cette impression se dégage de la qualité des débats, des analyses et des interventions. La raison en est bien simple : la tradition veut que la région, connue pour être des plus arides et des plus affectées par les changements climatiques, soit au cœur de débats sérieux sur l’eau et la gouvernance hydrique.
En ce début de semaine, l’Association Oasis Ferkla pour l’environnement et le patrimoine (AOFEP) a encore traduit cette réalité à travers l’atelier initié sur « la gouvernance hydrique ». Bien plus, les acteurs associatifs ne se contentent pas des débats mais d’initiative portant sur des plaidoyers en faveur de la bonne gouvernance. L’on présentera à cette occasion un document appelant à la révision de la législation relative à la question de l’eau.
Le document soumis aux décideurs régionaux et nationaux   appelle ainsi clairement à la révision de la loi sur l’eau suivant une approche de droit et pas uniquement une approche de gestion, à l’opérationnalisation du principe de la solidarité territoriale par des actions concrètes et au traitement de la question des oasis dans leur globalité et non dans le cadre de phénomènes extrêmes tels que les inondations et la sécheresse, devenus composantes structurelles du climat.
L’association appelle aussi à adapter la loi sur l’eau selon le territoire ou le degré de fragilité de l’écosystème, à l’instar des oasis où les agriculteurs ne peuvent être contraints par les dispositions de la loi dans ce milieu fragile, sans oublier de  prendre en considération le savoir-faire et le droit coutumier de gestion de l’eau (valorisation du capital immatériel), ainsi que le contrôle du creusement des puits et leur exploitation.
En vue de mettre en œuvre toutes les mesures légales, les acteurs civils prônent l’opérationnalisation du rôle de la police de l’eau : contrôle strict des autorisations de creusement des puits et du nombre de puits autorisés (exemple de la zone de Ghris-Errachidia) et appellent à définir le nombre d’heures de pompage par l’utilisation des compteurs afin d’en faciliter le contrôle.
Lors de cette rencontre consacrée à la présentation des résultats du projet «Gouvernance hydrique dans les zones oasiennes», le président de l’Association Ferkla a souligné la nécessité de dépasser l’attitude du traitement immédiat des problèmes en optant pour une vision stratégique et une politique de proximité.

Nouri Zyad
Mercredi 20 Avril 2016

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