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Point de vue : Le grand leurre des élections présidentielles




Point de vue : Le grand leurre des élections présidentielles
Plusieurs annales de droit constitutionnel parlent de régimes de « Sa Majesté le président ». Que signifie exactement cette appellation ? Il s’agit des présidents n’ayant aucune intention de quitter le pouvoir, ni de respecter l’alternance au pouvoir, fondement de tout régime républicain. Le président et son système font tout pour transformer un mandat, bien limité dans le temps, en principe, en mandat permanent. L’homme, le poste et la fonction ne font qu’un. Le caractère inamovible est là. D’où la combinaison de deux termes a priori antinomiques dans un seul : « Sa Majesté le président ». 
Bien que l’ère est celle des révoltes ayant détrôné de nombreux présidents-rois tels que Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, Ali Saleh, et secoué  l’héritier du trône en Syrie : Al Assad-fils, l’Algérie officielle résiste bien et entend clairement faire perdurer le principe. Les forces vives crient Barakat ! Barakat ! signifiant: suffit ! suffit ! … 
Agé de 77 ans, son président malade et incapable de faire sa campagne, s’est porté candidat. Plus précisément, le système qui régit Al Mouradia l’a forcé à se porter candidat. Pour ce, Abdelmalek Sellal, ex-Premier ministre, a dû démissionner de ses fonctions pour se charger de la campagne électorale. Où qu’il passe, il est obligé de parler au nom du président incapable désormais de faire un discours ni d’assister à un meeting! 
Prévisible, Sellal est pressenti pour le poste de vice-président. Traduire : il sera le président en exercice. Et puis, tout le monde sait que derrière Sellal, il y a toujours des hommes forts. Bien qu’opposé, au début, à la candidature de Boutef pour un 4ème mandat, le général Mohamed Mediène, dit Taoufik, ne quitte pas l’échiquier politique. 
Taoufik n’obéit à aucune règle, même à l’ordonnance de 2006, accordant la retraite aux officiers supérieurs de grade de général du corps d’armée à 64 ans et ceux ayant effectué 42 ans de service. A 74 ans, il a déjà fait près de 50 ans d’exercice dont 25 à la tête de la sécurité militaire. Ce qui explique en partie sa puissance et son pouvoir. 
La question reste toujours posée dans le cas de l’Algérie : pourquoi les maîtres d’Al Mouradia ne peuvent-ils pas trouver un remplaçant à Abdelaziz Bouteflika, qui mérite bien son sobriquet constitutionnaliste de Sa Majesté le président ? 

Mustapha Elouizi
Samedi 29 Mars 2014

Lu 1337 fois


1.Posté par Chaouch Abdelkader le 30/03/2014 09:29
Hello brothers, just want to say that Algerian people is not OK with this actuel Algerian politic situation, Moroccans are our brothers no matter what, my dream is to see the two nations rising together, we deserve being brothers and not ...bla, bla, you know...
Algeria is my country, but morocco also is my country, my blood is Arab and all Moroccans are my family.
Sallam to all my Moroccan brothers.
El Emir Abdelkader.

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