Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Plus de 509 pro-Morsi condamnés à mort

L’Egypte vit au rythme de multiples procès




Plus de 509 pro-Morsi condamnés à mort
Plus de 500 partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée ont été condamnés à mort lundi en première instance pour des violences commises durant l'été, à l'issue d'un procès expéditif sur fond de sanglante répression des islamistes en Egypte.
 Sur les 529 personnes condamnées à la peine capitale lors de la seconde audience de ce procès ouvert samedi à al-Minya, au sud du Caire, seuls 153 sont en détention, les autres étant en fuite. Dix-sept des accusés ont été acquittés alors que près de 700 autres personnes, dont des cadres des Frères musulmans de M. Morsi, devaient comparaître  pour répondre de violences également survenues le 14 août dans ce même gouvernorat.
 Le 14 août, lors de la journée la plus sanglante de l'histoire récente de l'Egypte, policiers et soldats avaient lancé l'assaut sur deux rassemblements pro-Morsi au Caire, faisant des centaines de morts et embrasant le pays déjà secoué par des violences quotidiennes depuis la destitution le 3 juillet de son seul président jamais élu démocratiquement par l'armée.
 Depuis cette date, plus de 1.400 partisans de M. Morsi ont été tués dans une répression qui s'est désormais élargie à l'opposition laïque au nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée, selon Amnesty International. Des milliers de personnes, en majorité des islamistes, ont été emprisonnées.
 La quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans sont actuellement jugés et encourent la peine de mort, à l'image de M.Morsi lui-même. Ainsi, le Guide suprême de l'influente confrérie qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte de 2011, Mohammed Badie --cité dans plusieurs autres affaires-- figure parmi les accusés du procès d'al-Minya, qui implique au total plus de 1.200 accusés, un chiffre jamais atteint depuis le début de la répression des pro-Morsi.
Tous doivent répondre de violences ayant causé la mort de deux policiers et d'attaques contre des biens publics et privés le 14 août dans le gouvernorat d'al-Minya, 250 km au sud du Caire.
Les Frères musulmans appellent régulièrement à manifester pour réclamer le retour au pouvoir de M. Morsi. Leurs rassemblements ont souvent dégénéré en heurts avec les forces de sécurité et des opposants au président destitué. Mais, fin décembre, les nouvelles autorités ont déclaré "terroriste" le mouvement islamiste égyptien vieux de 85 ans. Depuis, lui appartenir, posséder sa littérature ou participer à ses manifestations est passible de peines de prison. 

AFP
Mardi 25 Mars 2014

Lu 382 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs