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Plaidoyer pour le renforcement des capacités associatives




Plaidoyer pour le renforcement des capacités associatives
Des responsables d’ONG et des représentants de certains départements ministériels et organismes publics ont plaidé, vendredi à Essaouira, pour le renforcement des capacités des acteurs associatifs, afin de les doter des outils nécessaires privilégiant leur accès au financement des projets socio-économiques.
Prenant part à une journée de communication autour des appels à projets lancés par l'INDH et l'Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l'arganier (ANDZOA), organisée par la coopérative Annajah pour le millénaire de la lecture, de l'éducation et de la formation, les représentants d'une quarantaine d'associations locales et de certains services extérieurs de la province d'Essaouira ont proposé, à cet égard, des actions de qualification des associations pour qu'elles soient en mesures de concevoir des projets efficients, de mieux assimiler la procédure à engager, qui est compliquée dans certains cas, et présenter des dossiers bien ficelés à même de convaincre les commissions de sélection.
Soulignant que la société civile est devenue un partenaire majeur dans le développement socio-économique local, car capable, de par la souplesse de ses procédés et l'activisme, le volontarisme et l'omniprésence de ses acteurs, à combler le vide à plusieurs niveaux, les participants ont insisté sur l'importance de la spécialisation des associations, qui leur permettrait de cibler leur action et les rendre plus efficientes en cumulant les expériences et un savoir-faire considérable dans un domaine précis.
Les responsables d’ONG ont également été appelé à renforcer leur structure et leur organisation administrative et financière pour pouvoir capitaliser leurs actions et activités et renforcer, ainsi, leurs chances de décrocher le financement de leurs projets, à opter pour des groupements d'associations afin de constituer une force de proposition considérable et à prospecter certains créneaux, jusque-là inexploités, en matière d'activités génératrices de revenus, comme le secteur des services dans le monde rural (gestion des décharges communales ou de la propreté des souks, l'exploitation des énergies renouvelables).
En outre, les intervenants ont mis l'accent sur la nécessité pour les bailleurs de fonds et les départements ministériels de redoubler d'effort en matière de communication, de conseil, d'accompagnement et d'orientation des jeunes porteurs de projets, qui sont souvent inexpérimentés, tout en appelant les acteurs associatifs à s'ouvrir d'avantage sur l'administration et à pousser les portes pour se faire connaitre, se renseigner et partager leurs idées et ambitions.
Ils ont, dans ce sens, préconisé la motivation et la notification par les organismes publics de financement de leurs décisions de rejet de projets, afin de permettre à l'association concernée de rattraper ses erreurs et de peaufiner ses dossiers, en plus de veiller à l'égalité des chances dans l'adoption des projets, pour renforcer la crédibilité des procédures et des institutions, et d'impliquer, dans certains cas, la population locale dans la prise de décision concernant les projets proposés.
Cette rencontre a été l'occasion de prendre connaissance des difficultés que rencontrent les associations désireuses d'accéder au financement, comme l'élaboration des études de projets, qui n'est pas à la portée de certaines associations car coûteuse et nécessitant une expertise pointue, le manque de communication, le coût de préparation des dossiers et l'imposition, dans certains cas, d'une contribution de l'association candidate dans le financement de son projet.
Cette rencontre a, par ailleurs, permis aux associations locales de prendre connaissance des procédures et des critères relatifs aux appels à projets, les domaines qu'ils couvrent et les opportunités qu'ils offrent aux jeunes acteurs associatifs désireux de contribuer effectivement à l'épanouissement socio-économique de leurs régions.
Cette rencontre a également été l'occasion pour engager l'échange entre des associations qui ont acquis de l'expérience en matière de financement des projets socio-économiques et d'autres qui peinent à franchir le pas, tout en abolissant les frontières entre les jeunes acteurs associatifs et l'administration. Dans une déclaration à la MAP, le président de la coopérative Annajah, Mohamed Mghari a émis l'espoir de voir cette initiative se renforcer par des actions concrètes afin d'assurer une large adhésion des acteurs associatifs aux financements proposés par des organismes comme l'INDH ou l'ANDZOA.
«Nous espérons consolider cette rencontre par d'autres initiatives allant dans le même sens, comme l'élaboration d'un programme pour le renforcement des capacités du tissu associatif, en plus d'actions de suivi pour inciter les associations à participer aux appels à projets qui leurs sont destinés», a-t-il indiqué.


MAP
Lundi 12 Janvier 2015

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