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Pas plus de six médecins pour 10.000 habitants

40% des Marocains ne bénéficient d’aucune forme de couverture médicale




Le secteur de la santé va mal. Les hôpitaux sont en détresse et la formation médicale en danger. C’est en tout cas le constat sans appel que dressent plusieurs professionnels du secteur. Ainsi, le budget alloué à ce dernier ne dépasse pas 4,9% du budget de l’Etat. Un niveau non seulement très bas comparativement aux autres pays de la région, mais qui, de plus, ne respecte pas les 10 % minimum recommandés par les Nations unies lors de son Sommet du millénaire, ni les 8% prescrits par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La généralisation de la couverture médicale est, quant à elle, totalement défectueuse. Le Ramed ne couvre que 8,5 millions de citoyens marocains, soit 28% de la population, auxquels s’ajoutent 34% déjà couverts par l’AMO. 40% des Marocains ne bénéficient donc d’aucune forme de couverture médicale. S’ajoute à cela le manque cruel de personnels de santé. En effet, quelque 23.000 médecins exercent actuellement au Maroc, soit 6,2 médecins pour 10.000 habitants. Le même constat s’applique au personnel infirmier qui est d’environ 8,9 infirmiers pour 10.000 habitants. Des chiffres tout à fait dérisoires et qui restent donc bien loin derrière nos voisins maghrébins. Quant aux pays européens, aucune comparaison n’est possible, bien entendu. Ce manque de ressources humaines est en plus aggravé par une disparité géographique, puisque 45% des médecins du pays exercent sur l’axe Casa-Rabat, contre 24% dans le monde rural. Ainsi plus de 300 établissements de santé sont fermés à cause de l’absence de personnels médicaux et de matériels, plus de 600 centres de santé ne disposent pas de médecin et 700 autres ne comptent dans leur effectif qu’un seul infirmier.   
Pour l’USFP, il est grand temps de faire face à cet état calamiteux de notre système de santé. Le parti de la Rose propose ainsi aux citoyens de nombreuses mesures visant à relancer le secteur de la santé au Maroc, notamment la reconstruction du système national de santé sur le principe constitutionnel de «La santé pour tous» dans le cadre d’un «Pacte national pour la santé» qui sera adopté sur la base de concertations avec l’ensemble des intervenants du secteur, en veillant à la mise en œuvre des principes de justice et d’équité au niveau des prestations de santé et de la solidarité pour en assumer les charges. La remise en question de la gouvernance du système sanitaire et l’opérationnalisation de la régionalisation avancée afin de combler le déficit en matière de ressources sont également parmi les importantes mesures recommandées par l’USFP qui accorde, par ailleurs, une priorité à la mise en place d’un programme spécial contre la mortalité des enfants et leurs mères lors des accouchements ainsi que la conception et la programmation d’un ensemble d’unités et établissements sanitaires à même de couvrir le territoire national selon une répartition géographique équitable.
Les mesures portent aussi sur l’adoption de programmes spécifiques pour la couverture sanitaire en milieu rural, des zones éloignées et des quartiers périurbains via la mise en place d’unités et d’infrastructures sanitaires dotées des ressources humaines suffisantes et des modes de fonctionnement compatibles avec leur spécificité. L’USFP propose, d’autre part, la préservation des acquis de la couverture médicale de base en améliorant la gouvernance des systèmes qui en assurent la gestion et en élargissant le domaine du financement du secteur de la santé à travers des mécanismes de solidarité, de partage des risques de maladie et la création de mécanismes d’assurances complémentaires et de mutuelles. Le parti de la Rose, recommande, en outre, l’accélération de la mise en œuvre effective de l’assurance maladie obligatoire de base pour en faire bénéficier l’ensemble des catégories sociales actives, notamment les travailleurs indépendants et les professions libérales en vue d’assurer la couverture généralisée à l’horizon 2024.
Pour ce qui est des problèmes relatifs au personnel de santé, l’USFP propose, entre autres, de procéder à la valorisation du rôle des ressources humaines dans le domaine de la santé et l’adoption d’un plan d’urgence pour le recrutement de tous les diplômés des facultés et instituts du secteur, avec le maintien des postes libérés par les départs à la retraite, et en renforçant les effectifs par le recrutement de ressortissants marocains expatriés et revenus au pays. Notons également, parmi les mesures proposées par le parti dans ce sens, le renforcement des capacités de formation en augmentant les effectifs des lauréats des facultés de médecine existantes et la création de facultés et de CHU nouveaux.


(L’ensemble des mesures proposées par l’USFP pour relancer le secteur de la santé et d’autres secteurs sont disponibles sur notre site : www.libe.ma) 

Mehdi Ouassat
Mercredi 28 Septembre 2016

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