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Participons en masse à la grève nationale : La FDT dit non à la remise en cause des acquis et des droits des classes laborieuses




La FDT organise aujourd’hui une grève nationale dans la Fonction publique et les collectivités territoriales. Les raisons en sont nombreuses. A l’image même de nombre de décisions antisociales que le gouvernement Benkirane ne cesse de prendre et qui portent atteinte tant au pouvoir d’achat des classes laborieuses qu’aux acquis que ces dernières ont arrachés de haute lutte depuis fort longtemps.
Pour les dirigeants de la FDT, cette grève est la seule manière que détiennent les salariés pour exprimer leur ras-le-bol contre la politique antisociale du gouvernement qui, depuis son investiture au début de 2011, a gelé tout dialogue social avec les centrales syndicales. « Le problème ne réside pas dans cette question. Le gouvernement a choisi, depuis les élections du 25 septembre 2011, d’adopter la politique de la terre brûlée. Il a remis en cause tous les acquis enregistrés. Il a gelé le dialogue social et les accords signés avec les gouvernements précédents, augmenté les impôts et fait entériner les projets de loi concernant le régime de retraite civile sans concertation avec les centrales syndicales», a expliqué Abdelhamid Fatihi dans un entretien publié récemment. Et d’ajouter : « Aucun syndicaliste responsable ne saurait accepter le fait accompli ni garder le silence ».
Le gouvernement Benkirane n’a pas seulement fait fi du dialogue social, il a même forcé la dose en tentant d’imposer sa propre vision de la réforme des caisses de retraite sans concertation avec les syndicats et sans prendre en compte le travail énorme qui a été accompli par la commission nationale et la commission technique de la réforme des caisses de retraite créées en 2004, ou encore les rapports de certaines institutions constitutionnelles comme le CESE.
En plus de cette réforme controversée des caisses de retraite, la FDT s’insurge également contre les mesures et les décisions successives du gouvernement Benkirane depuis plus de quatre ans qui n’ont cessé d’éroder le pouvoir d’achat des Marocains et notamment des classes ouvrière et moyenne. La loi de Finances 2016 regorge de mesures fiscales qui portent atteinte aux pouvoirs d’achat des Marocains comme par exemple la hausse de la TVA sur les tickets de l’ONCF.
« La FDT a assumé ses responsabilités en appelant à cette grève du 11 février 2016. Devant l’obstination du gouvernement et ses décisions qui portent atteinte aux acquis et aux droits des salariés, nous n’allons pas garder le silence», nous a affirmé Abdelaziz Ioui.

 

T.M
Jeudi 11 Février 2016

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