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Ordures ménagères et eaux usées déversées en pleine nature : L’insalubrité menace Souk Khemis Aït Ouafkka à Tafraout




Ordures ménagères et eaux usées déversées en pleine nature : L’insalubrité menace Souk Khemis Aït Ouafkka à Tafraout
Un extérieur rutilant et un intérieur plein de crasse !  Quiconque a visité  Souk Khemis Aït Ouafkka peut facilement s’apercevoir que ce dernier reflète nettement cette image contrastée qui en dit long sur l’idée qu’on se fait de la propreté et de la protection de l’environnement dans ce petit patelin rural. En effet, tout au long de l’axe traversant le souk et qui constitue d’ailleurs sa principale artère, le nettoyage et le «tout nickel» règnent en maîtres des lieux. Toutefois, il suffit de faire quelques pas derrière les constructions en bordure de la route vers le village attenant de Doutemanroute pour constater que cet aspect est vite cloué au pilori !  
Les lieux ressemblent à un réceptacle où les détritus squattent hideusement les espaces et jonchent le sol. Sachets en plastique, berlingots de lait, emballages de yaourt, épluchures de légumes et fruits, plumage et entrailles de volaille, déjections de bétail, … le spectacle s’apparente à une véritable écurie d’Augias. On dirait que les riverains rivalisent d’ardeur pour submerger ces endroits d’ordures et de résidus de toutes sortes. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, ils évacuent leurs eaux usées  à travers un collecteur débouchant à ciel ouvert directement sur l’Oued de proximité, alimentant ainsi une grosse mare dont les eaux glauques ruissellent sur plusieurs dizaines de mètres à quelques encablures seulement du Souk. Si, semble-t-il, les riverains ne s’offusquent point de ces répugnantes saletés, les passants, eux, en sont incommodés. Car, ce point noir se trouve  dans le voisinage du dispensaire et du siège communal. Du coup, ils sont légion, les usagers qui, pour contourner le passage par le souk, empruntent le passage piétonnier à proximité de ce cloaque. Marcher ainsi dans ces lieux sans se boucher le nez tient de l’exploit, tellement les effluves nauséabonds infestent la place de jour comme de nuit et mettent à rude épreuve le sens olfactif.
Par ailleurs et par temps de chaleur, des nuées de moustiques pullulent dans ce vivier et empoisonnent la vie des passants transitant par ces lieux.  Lesquels usagers subissent également les assauts de nombreuses hordes de chiens errants qui fréquentent ces dépotoirs sauvages, y trouvant leur pitance quotidienne. Quand aux habitants du souk, ils ne cachent plus leurs craintes de voir se contaminer l’eau potable, sachant que le point d’eau alimentant la commune n’est pas loin de ces insalubrités.
Les infiltrations des eaux infectées et la contamination de la nappe phréatique risquent de se produire à tout moment. Bien entendu, cet état est avant tout imputable aux riverains qui prennent leurs aises avec le respect de leur cadre de vie et de l’environnement. Le  manque  de sensibilisation à la nécessité de la protection de la nature et de l’environnement  et du coup de leur santé et de l’hygiène les pousse à s’interroger sur le rôle des associations de préservation de l’environnement qui ne cessent pourtant de solliciter toutes sortes de subventions étatiques pour assumer une tâche dont ils ne s’acquittent pas. Autre point noir au tableau : la défaillance des services communaux tenus d’assurer, en principe, le ramassage régulier des ordures ménagères afin de garantir un milieu de vie sain et salubre, quitte à user de la manière forte. Les autorités locales, elles aussi, sont dans le coup, étant tenues également de par leur statut de réagir face à l’incurie de la commune pour  restaurer la bonne marche du service de ramassage des ordures. Ce sont malheureusement, l’interférence de tous ces facteurs qui ont contribué à ce triste résultat. Et le cas de la commune d’Aït Ouafkka n’est qu’un arbre qui cache la forêt. Toutes les autres communes du cercle de Tafraout sont confrontées désormais, à différents degrés, à cette problématique. D’Affella Ighir, en passant par Tassrirt, Tarsouat et même le chef-lieu de la région, Tafraout,  les décharges  anarchiques et les eaux usées déversées en pleine  nature, relèvent d’un décor  commun aux paysages de toutes ces localités. Avec, au palmarès des communes les plus sales, celle de Tahala qui leur dispute la palme en la matière; l’ampleur de ce phénomène  dans l’Assif N’Tahala dépasse le seuil du tolérable et échappe même dorénavant à tout  contrôle. Son oued, enseveli sous des fatras d’immondices et de détritus balancés au quotidien par les villages riverains subit également la pollution des  eaux usées. Et c’est le même sort qui risque de frapper les autres communes qui subissent des pressions urbanistiques incontrôlées entraînant de telles incommodités.
La mise donc en place d’un programme de traitement des ordures liquides et solides dans ces communes s’impose. Il y va de la préservation de la salubrité et de l’hygiène publiques et de la protection de l’environnement.
Une telle situation d’insalubrité est incompatible et contrarie même l’ambitieux projet du Pays d’accueil touristique de Tafraout lancé par les opérateurs du secteur et les élus  pour imprimer au tourisme local une nouvelle dynamique.

DNES IDRISS OUCHAGOUR
Jeudi 23 Février 2012

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