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Offensive des milices pro-russes

La Crimée refuse la visite de ministres ukrainiens




Offensive des milices pro-russes
Au moment où les milices pro-russes passaient mercredi à l'offensive contre les militaires ukrainiens en Crimée, Kiev a annoncé que son ministre de la Défense se rendait en Crimée, rattachée de facto à la Russie.
 Le ministre ukrainien de la Défense par intérim Igor Tenioukh et le premier vice-Premier ministre Vitali Iarema devaient se rendre hier en Crimée pour "mettre fin à l'escalade du conflit" sur la péninsule séparatiste, a indiqué le gouvernement, sans préciser si ce déplacement faisait l'objet d'un accord avec Moscou ou avec les autorités séparatistes de la péninsule ukrainienne.
 Le premier ministre de la Crimée Serguiï Axionov a immédiatement annoncé depuis Moscou que les ministres seraient empêchés d'entrer dans la péninsule. 
Le président Vladimir Poutine a signé mardi avec les autorités séparatistes de la péninsule ukrainienne un traité historique rattachant la Crimée à la Russie, s'attirant immédiatement une rafale de fermes condamnations à travers le monde, le président par intérim ukrainien Olexandre Tourtchinov comparant l'action de Moscou à celles de l'Allemagne nazie. 
 Si le Blitzkrieg institutionnel russe est pratiquement terminé avec l'approbation du rattachement par la Cour constitutionnelle et celle par les deux Chambres du Parlement russe ne faisant aucun doute -, de nombreux problèmes pratiques restent à régler.  Le plus urgent est celui des bases militaires ukrainiennes, assiégées par les milices pro-russes, soupçonnées d'être en fait des forces russes déguisées.  Un important groupe de ces hommes sans insignes a envahi mercredi matin le siège de la marine ukrainienne à Sébastopol, a indiqué à l'AFP son porte-parole Serguiï Bogdanov. 
 "Ils sont environ 200, certains sont cagoulés. Ils ne sont pas armés et aucun coup de feu n'a été tiré de notre côté. Les officiers se sont barricadés à l'intérieur du bâtiment", a-t-il expliqué.
 Quelques heures plus tard, des reporters de l'AFP ont vu les soldats ukrainiens quitter le bâtiment. Un des hommes avait des larmes aux yeux, tandis que le drapeau russe a remplacé le drapeau ukrainien qui flottait habituellement sur le quartier général. 
 Le gouvernement de Kiev a donné l'ordre à ses militaires de rester en Crimée.
 La veille, une opération similaire a fait deux morts - un militaire et un membre de "l'autodéfense" pro-russe -, et deux soldats blessés à Simféropol, selon la police locale.
 Cet événement a poussé Kiev à autoriser officiellement ses soldats encore dans la péninsule à prendre les armes pour se défendre. 
 Après la signature solennelle du traité sur le rattachement de la Crimée à la Russie, mardi à Moscou, la situation est de nouveau extrêmement tendue entre Moscou et l'Occident, à la veille d'un nouveau sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles.
 Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a estimé que le conflit en Crimée passait "de la phase politique à une phase militaire".
 

AFP
Jeudi 20 Mars 2014

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