Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Nouvelles violences meurtrières en Turquie

Un mort et plusieurs blessés à Istanbul




Nouvelles violences meurtrières en Turquie
Une personne est morte et une dizaine d'autres ont été blessées à Istanbul dans la nuit de jeudi à vendredi, au cours de violents affrontements qui se poursuivaient encore au milieu de la nuit entre manifestants hostiles au gouvernement et policiers.
 "Deux civils ont été blessés, dont un grièvement, ainsi que huit policiers à Okmeydani", quartier populaire d'Istanbul acquis à la gauche, a écrit sur Twitter le gouverneur d'Istanbul Huseyin Avni Mutlu, présentant un bilan encore provisoire.
 Peu avant minuit, c'est aussi en utilisant ce réseau social qu'il a annoncé la mort d'un homme, touché par une balle au cours d'affrontements entre manifestants et policiers. "Nous n'avons malheureusement pas pu sauver Ugur Kurt, nous présentons nos condoléances à sa famille", a-t-il exprimé. 
 La police a fait usage jeudi d'armes à feu dans le quartier d'Okmeydani pour disperser des dizaines de manifestants venus dénoncer les morts de la mine de Soma et le décès en mars d'un adolescent victime de violence policière pendant le mouvement de Gezi.
Après avoir tiré en l'air, à balles réelles, les forces de l'ordre ont visé la population, ont rapporté des témoins sous couvert d'anonymat à l'AFP, confirmant des informations de presse.
 Ugur Kurt, 30 ans, père d'un enfant, se trouvait aux funérailles d'un proche lorsque la police a fait usage de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et d'armes à balles réelles.
Sur la vidéo de surveillance à l'entrée du temple religieux, on voit la victime s'effondrer subitement, puis étendue au sol, la tête ensanglantée.
 Grièvement blessé, l'homme avait été transporté à l'hôpital où il a subi une opération, avant de décéder.
 Alors que la police est accusée, le vice-Premier ministre Bulent Arinç a promis une expertise de la balle et des armes utilisées par les forces de l'ordre.
 L'annonce de cette mort a mis le feu aux poudres et relancé les violences à Okmeydani, où quelques groupes et policiers s'affrontaient encore au milieu de la nuit.
 "Vous êtes des assassins", "L'Etat meurtrier a pris une autre vie !", ont scandé plus tôt dans la journée quelque 400 manifestants massés à proximité de l'hôpital.
Les dernières violences meurtrières de la police turque remontent à un an, lors de l'important mouvement de contestation antigouvernementale de Gezi. 
Huit personnes étaient alors mortes et plus de 8.000 autres ont été blessées. Depuis, la population, apeurée, est quelque peu réticente à manifester. Les forces de police, elles, n'hésitent pas à boucler le parc Gezi, l'emblématique place Taksim (haut lieu de la contestation l'an passé), et à dresser des barrages dans toute la ville tout en procédant à des interpellations pour éviter tout rassemblement.
 Mais la catastrophe minière de Soma (ouest de la Turquie), survenue la semaine dernière, dans laquelle 301 mineurs sont morts, a ravivé la colère de la population contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, accusé d'avoir négligé la sécurité des mineurs et d'avoir manqué d'empathie pour les victimes. 

AFP
Samedi 24 Mai 2014

Lu 533 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs