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Mehdi Mezouari à la Chambre des représentants «La volonté de lutter contre la corruption dans les communes fait défaut au gouvernement»




Mehdi Mezouari à la Chambre des représentants «La volonté de lutter contre la corruption dans les communes fait défaut au gouvernement»
La justice au Maroc est une justice à deux vitesses. Le Parquet ne remplit pas son rôle et les rapports des Cours des comptes qui dévoilent l’ampleur de la corruption dans les communes aussi bien urbaines que rurales, sont classés sans suite. Telles sont les préoccupations majeures du Groupe socialiste à la Chambre des représentants transmises par le député Mehdi Mezouari au ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid. Lors d’une séance des questions orales, lundi dernier, Mezouari a vivement critiqué la justice telle qu’elle se pratique au Maroc, car, selon lui, lutter contre la corruption ne peut être mené à bien si la justice reste une justice à deux vitesses. Pour ce membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, la corruption est un tout indivisible et attaquer les choses de manière sélective constitue une réelle entrave pour la réforme de la justice et pour la lutte contre la corruption.  Mais la plus importante préoccupation de Mezouari et partant du Groupe parlementaire USFP, c’est l’impunité qui règne au sein de l’un «des foyers de la corruption», à savoir les communes urbaines et rurales. «La question principale qui se pose : est-ce qu’il est acceptable que les villes marocaines soient gérées par les mêmes élites corrompues surtout que plusieurs rapports des Cours des comptes régionales et les rapports de l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur, ont dévoilé, depuis des années, des dysfonctionnements au sein des communes, de la mauvaise gestion financière et des failles de la gouvernance locale », a-t-il précisé. Et d’ajouter que « les acteurs politiques et les citoyens ont le sentiment que ces rapports ne servent à rien ».  La logique de Mezouari est simple : le Maroc a adopté l’an dernier une nouvelle Constitution et, partant, les nouvelles institutions aux niveaux national et local doivent être saines et gérées par des élites intègres. « Il est inacceptable que les institutions locales soient gérées par les élites corrompues du passé », a-t-il précisé.
La réponse du ministre de la Justice à toutes ces préoccupations laisse à désirer. Au lieu de s’attaquer au fond des problèmes posés par le député socialiste, Mustapha Ramid s’est contenté de parler de procédures. «A vrai dire, nous n’attendons pas une réponse du ministre de la Justice, mais des actions : que va-t-il faire pour lutter contre la corruption, pour mettre fin à l’impunité ? Mais ce que nous constatons, c’est que le gouvernement actuel n’a ni une vision globale ni une volonté politique pour lutter contre la corruption dans les communes urbaines et rurales, a-t-il dit dans une déclaration à «Libé».
 
 
 

M.Tabet
Vendredi 27 Juillet 2012

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