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Mawazine dévoile ses têtes d’affiche africaines


Les amateurs de musique africaine vibreront aux rythmes des plus belles sonorités du continent.





Artistes virtuoses, légendes de la musique africaine,
métissages étonnants et formations inédites. De Marcus Miller à Keziah Jones, en passant par l’Orchestre
national de Barbès, Omar Sosa, Rokia Traoré, ou encore Mokhtar Samba, la scène du Bouregreg offrira, lors de la 15ème édition du Festival Mawazine rythmes du monde, des spectacles grandioses, hauts en couleur, des soirées découvertes et de forts moments d’émotions. 

Après le succès historique de la dernière édition, qui a réuni plus de 2,65 millions de festivaliers, Mawazine sera de retour cette année du 20 au 28 mai prochain pour souffler sa 15ème bougie en restant plus que jamais fidèle à la recette qui fait sa réussite: une programmation riche et exigeante qui mêle stars mondiales, grands noms de la musique arabe et africaine, mais aussi figures du répertoire marocain et jeunes talents de la scène nationale. De grands moments d’émerveillement musical seront ainsi à prévoir à travers les six scènes réparties entre Rabat et Salé (OLM Souissi, Espace Nahda, scène du Bouregreg, scène de Salé, scène Chellah et le Théâtre Mohamed V).
Edifiée sur une esplanade dallée, qui offre une vue imprenable sur la Kasbah des Oudayas, la scène du Bouregreg tire son nom du fleuve éponyme qui s’étire majestueusement le long du site. C’est sur cette scène, en plein cœur de Rabat, que se donnent rendez-vous à chaque édition les amateurs de musique africaine pour vibrer aux rythmes des plus belles sonorités du continent noir.
Le concert d’ouverture du vendredi 20 mai accueillera la chanteuse, auteur-compositeur-interprète et guitariste malienne, Rokia Traoré. Considérée comme le talent le plus étonnant d’Afrique de l’Ouest, Rokia Traoré se distingue par son style mêlant tradition malienne et modernisme occidental. Le samedi 21 mai, le bassiste virtuose américain, Marcus Miller, investira la scène du Bouregreg pour un concert exceptionnel. Récompensé par deux Grammy Awards, nommé artiste de l’Unesco pour la paix en 2013, Marcus Miller est un bassiste unique, un musicien multi-instrumentiste hors pair et un compositeur-producteur au summum de son art. Son album Tutu composé et produit pour Miles Davis a scellé sa renommée mondiale alors qu’il n’avait que 25 ans. Depuis, il n’a cessé de collaborer avec de grands artistes tels que Eric Clapton, Georges Benson, Jay-Z, Quincy Jones ou Herbie Hancock.
Le lendemain, dimanche 22 mai, la fête sera au rendez-vous avec la formation franco-maghrébine l’Orchestre national de Barbès. Ce groupe mythique, créé par hasard en 1996 sur la scène du New Morning, offrira un patchwork multiculturel et énergique, intelligent et irrésistiblement festif.
Le public de la scène africaine assistera, le lundi 23 mai en avant-première, à une création inédite, orchestrée par le pianiste cubain Omar Sosa. L’artiste sera entouré de musiciens réunis pour rendre hommage à feu Mahmoud Guinea, le maâlem gnaoua qui a déposé son guembri (le 2 août 2015) en laissant derrière lui tout un héritage et une reconnaissance mondiale de la tradition et musique Gnaoua. Le concert du mardi 24 mai sera, quant à lui, aux couleurs de la culture touareg, avec le guitariste-chanteur touareg nigérien Bombino. Elevé dans l’exil et la rébellion, Bombino et sa guitare magique transportent la tradition touareg vers le futur.  Ouverte aux métissages et aux formations créatives, la scène du Bouregreg présentera le mercredi 25 mai le duo étonnant Fuel Fandango. Cette formation espagnole offre un mélange rafraîchissant d’éléments modernes et de touches vintage : pop, funky beats, électro, rock, techno, avec comme touche exotique, des saveurs flamencos. Jeudi 26 mai, l’afrobeat sera à l’honneur avec le show exceptionnel «The Afrobeat Experience», avec Keziah Jones. Le concert réunit le bluesman cosmopolite et créateur du style blufunk, Keziah Jones et DeleSosimi Afrobeat Orchestra. Ensemble, ils ont travaillé sur un projet musical en hommage à Fela Kuti, maître reconnu de la tradition afrobeat. Ils présenteront un afrobeat novateur, mélange de groove funk, complexe mais très dansant, musique traditionnelle nigérienne, percussions africaines, solos d’instruments et chants très rythmiques.
La soirée suivante, vendredi 27 mai, sera marquée par le concert du guitariste vétéran, innovateur et légendaire Ernest Ranglin, et ce dans le cadre de sa tournée d’adieu «Farewell Tour 2016», après une carrière de 60 ans, d’enregistrements et de concerts partout dans le monde.
Le concert de clôture du samedi 28 mai s’offrira des sonorités maroco-sénégalaises avec l’homme des rythmes et figure incontournable de la scène musicale métissée, le batteur percussionniste Mokhtar Samba. Il a accompagné les musiciens les plus prestigieux et emblématiques de la rencontre des styles et des cultures : Joe Zawinul, Youssou N’Dour, Carlos Santana, Eddy Louis et bien d’autres. Mokhtar Samba est un infatigable explorateur de sonorités nouvelles mêlant avec génie harmonie occidentale, rythmes africains et mélopées bédouines.



 

 

Mehdi Ouassat
Lundi 14 Mars 2016

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