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Liste des membres du conseil national de l’Istiqlal validée et cartes électorales magnétiques approuvées : Contre toute attente, El Khalifa entre dans la course




Liste des membres du conseil national de l’Istiqlal validée et cartes électorales magnétiques approuvées : Contre toute attente, El Khalifa entre dans la course
L’Istiqlalien M’hamed El Khalifa  crée ce jeudi matin l’événement. En convoquant une conférence de presse dans un hôtel de la capitale –à quelques encablures du Parlement- ce membre dirigeant du plus vieux parti marocain a d’abord et surtout provoqué la surprise de tous ses pairs de l’Istiqlal. « C’est vraiment inattendu. Personne ne savait jusqu’à hier que M. El Khalifa allait organiser un point de  presse et rencontrer les journalistes. Une vraie surprise ! », commente un membre du comité exécutif de la formation politique fondée par Allal El Fassi. «Mais s’il appelle ainsi la presse, c’est qu’il a des choses à annoncer », renchérit ce député istiqlalien, n’écartant pas l’éventualité de l’annonce de la candidature d’El Khalifa au poste de secrétaire général de ce parti.
M’Hamed El Khalifa, ancien député de Marrakech, ex-président du groupe parlementaire de l’Istiqlal à la Chambre des députés, ministre de l’Artisanat à la carrière fugace, est d’abord et surtout un avocat de talent. Dans les prétoires, ses plaidoiries résonnent longtemps. Quelle cause plaidera-t-il ce matin devant la presse ? Dans son entourage le plus proche, c’est le black-out total. A l’évidence, on veut entretenir jusqu’au bout l’effet surprise. L’un de ses fidèles invoque le mail adressé aux journalistes pour les  inviter à la conférence de presse de ce jeudi matin. Une conférence de presse que donne Me El Khalifa au sujet de « la situation interne de l’Istiqlal », indique l’invitation au ton très sibyllin.
Dans l’arène politique, M’Hamed El Khalifa est ce qu’il convient d’appeler un politicien professionnel. On dit l’homme redoutable, pugnace, ne craignant pas d’être catalogué comme surprenant aux prises de position parfois inattendues. Ce Marrakchi et fier de l’être  a aussi de l’entregent : il sait tisser sa toile et entretenir ses réseaux. Reste que l’annonce de son éventuelle candidature au poste de Secrétaire général de l’Istiqlal surprend des Istiqlaliens, mi-amusés, mi-inquiets. « Il n’est jamais venu aux réunions du comité exécutif pour marquer son mécontentement. Il s’est mis en retrait du parti, presque en réserve de l’Istiqlal. Difficile de se présenter maintenant en leader potentiel », soutient fermement ce cacique istiqlalien.  Quant à ce fidèle de Chabat, il préfère balayer d’un revers de la main l’éventuelle candidature d’El Khalifa. « On ne fait pas une telle annonce au cours d’une conférence de presse ! », lance-t-il tout en rappelant que «  ce n’est pas la première fois que M. El Khalifa se lance dans la course au leadership. Au dernier congrès, il s’était présenté contre Abbas El Fassi avant de retirer sa candidature à la dernière minute ». Les connaisseurs des arcanes istiqlaliennes sont d’un tout autre avis : si elle est surprenante, la candidature de M’hamed El Khalifa peut gêner. L’accession au fauteuil de leader du plus vieux parti marocain est loin d’être balisée.

« Plus de sujets tabous à l’Istiqlal ! »
M’Hamed El Khalifa incarne-t-il cette troisième voie que réclament, de plus en plus nombreux, ceux et celles de l’Istiqlal ? Ce troisième homme qui mettrait fin à la guerre fratricide et sans merci qui oppose les deux candidats déclarés à la succession d’Abbas El Fassi, le syndicaliste agitateur  et maire de Fès, Hamid Chabat et l’éphémère ministre de la Santé sous le gouvernement d’alternance,  Abdelouahad El Fassi ? « Il est déjà trop tard pour une troisième voie. Malheureusement, il n’y a plus de place à une solution alternative. Le  22 septembre courant, les membres du conseil national devront choisir et voter pour celui qui présidera aux destinées du parti ».
Pour l’heure, ni Abdelouahad El Fassi ni Hamid Chabat n’envisagent de se retirer de la course. « Il faut laisser fonctionner la démocratie », arguent les deux camps.  Et en attendant le verdict des urnes istiqlaliennes,  les deux candidats vont à la rencontre des militants, partout à travers le pays. Mardi, Chabat tenait meeting à Larache.
La liste des membres du conseil national devant élire le prochain secrétaire général du plus vieux parti marocain vient d’être validée par les deux candidats officiellement en lice. Des cartes électorales magnétiques ont également été approuvées.  Une élection sous haute surveillance qui ne mettra pourtant pas fin aux problèmes que vit l’Istiqlal. « Nous ne faisons qu’entrer dans la zone de turbulences et le parti est en train de payer la facture de la mauvaise gestion d’Abbas El Fassi qui a fonctionné dans une logique de clans. Mais il n’empêche qu’avec tout ce qui se passe dans notre parti, les sujets tabous ont été déflorés, l’Istiqlal n’est plus une citadelle hermétique. C’est déjà cela de gagné », conclut ce parlementaire membre du comité exécutif de ce parti.

Narjis Rerhaye
Jeudi 6 Septembre 2012

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